Bruxelles, 20/06/2012 (Agence Europe) - L'exécutif européen et l'administration américaine confirment l'élan donné à la négociation future d'un accord de libre-échange entre l'UE et les États-Unis.
Réunis en marge du sommet du G20 à Los Cabos le 19 juin, le président américain Barack Obama et les dirigeants européens Herman Van Rompuy (Conseil européen) et José Manuel Barroso (Commission), ont confirmé leur attachement à l'approfondissement des relations commerciales transatlantiques. « Beaucoup reste à faire » pour étendre la relation économique la plus grande du monde, qui compte pour la moitié de la production économique mondiale, près d'un trillion de dollars en échanges de biens et services et des millions d'emplois, soulignent-ils dans une déclaration commune. « Et en ce moment particulièrement, une initiative audacieuse pour développer le commerce et l'investissement pourrait apporter une contribution significative à notre stratégie visant à renforcer la croissance et créer des emplois », ajoutent-ils. MM. Obama, Van Rompuy et Barroso qui se sont vu remettre les conclusions intérimaires du groupe de travail mis sur pied en 2011 pour étudier la faisabilité d'un accord de libre-échange, se disent « encouragés par l'analyse des avantages d'un dispositif d'ouverture ambitieuse et complète des marchés pour les produits agricoles et manufacturés, les services et l'investissement, l'identification des moyens de promouvoir des approches compatibles avec la réglementation et de s'attaquer aux barrières derrière la frontière, et des approches possibles pour protéger les droits de propriété intellectuelle ». Outre stimuler la croissance transatlantique, « un résultat solide » permettrait de répondre à des défis communs sur l'accès aux marchés dans les pays tiers et encourager l'agenda multilatéral de libéralisation du commerce, ajoutent les dirigeants européens et américains, qui chargent le groupe de travail d'achever ses travaux « aussi rapidement que possible », en incluant la consultation des parties prenantes publiques et privées, en vue d'une recommandation d'ici la fin de l'année sur l'ouverture ou non de négociations d'un accord de libre-échange. Le commissaire au Commerce Karel De Gucht a plusieurs fois exprimé le souhait d'entamer début 2013 des négociations limitées à 18 mois. (EH)