Strasbourg, 14/06/2012 (Agence Europe) - Le commissaire à l'Élargissement et à la Politique de voisinage, Stefan Füle a souligné, jeudi 14 juin, que « l'UE ne veut plus des explications de l'Ukraine, elle veut une action visible, et en particulier dans trois domaines: les élections, le problème de la justice sélective et l'accélération des réformes ». Devant la commission de coopération parlementaire UE-Ukraine, le commissaire a souligné que « l'UE a des plans ambitieux pour ses relations avec l'Ukraine et veut leur extension et non une interruption ». Il a ajouté que les deux parties sont actuellement à un moment critique dans leurs relations, et que ce n'est pas le moment de faire « une pause » dans leurs relations. « Nous croyons qu'il est plus important que jamais de maintenir un dialogue très ciblé et continu avec Kiev. Mais je préfère passer mon temps à parler de la façon d'accélérer les réformes et de les soutenir, plutôt que de réagir aux informations négatives qui mettent l'Ukraine à la une (des journaux), mais pas de la façon que nous aimerions voir », a expliqué M. Füle.
Il a redit la volonté de l'UE de signer l'accord d'association avec Kiev, car il ouvrirait la voie à un programme de modernisation. « Il serait bon pour l'Ukraine, pour l'UE et pour le Partenariat oriental», a-t-il expliqué, rappelant que « pour cela, l'Ukraine a besoin de démontrer son engagement à l'égard des valeurs et principes démocratiques européens ». M. Füle a aussi souligné que le travail technique continue dans de nombreux domaines, dont l'éducation, le soutien à la société civile, le transport, l'environnement, et dans le contexte du plan d'action de libéralisation des visas. « Ce travail est d'autant plus précieux qu'il conserve une relation UE/Ukraine vivante et dynamique », a-t-il conclu. (CG)