Strasbourg, 14/06/2012 (Agence Europe) - Le Parlement européen a demandé, jeudi 14 juin, à la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, de nommer un coordinateur spécial dont le mandat consisterait à faire régulièrement rapport sur le Tibet afin de « faire progresser le respect des droits fondamentaux du peuple tibétain », et notamment « son droit à préserver et à développer son identité distincte et ses manifestations religieuses, culturelles et linguistiques ». Ce coordinateur devrait aussi soutenir un dialogue constructif et les négociations entre le gouvernement chinois et les émissaires du Dalaï Lama, et fournir une assistance aux Tibétains réfugiés, en particulier au Népal et en Inde. Les députés invitent aussi Catherine Ashton à discuter de la situation des droits de l'Homme au Tibet lors des rencontres UE-Chine.
Dans sa résolution commune, le Parlement encourage les autorités chinoises à s'engager dans une discussion constructive avec les représentants de l'administration centrale tibétaine sur l'avenir du Tibet et regrette que la Chine ait été réticente à poursuivre le dialogue depuis janvier 2010.
Les élus demandent aux autorités chinoises d'accorder une véritable autonomie au territoire historique du Tibet, et leur demandent « avec insistance » de respecter la liberté d'expression, la liberté d'association et la liberté de croyance des Tibétains mais aussi leurs libertés linguistiques et culturelles. Le Parlement réitère sa condamnation de la répression des autorités chinoises visant les monastères tibétains. Il prie instamment les autorités chinoises d'autoriser une enquête internationale indépendante sur les manifestations de 2008 et demande la libération des prisonniers politiques. Les députés européens invitent aussi les autorités chinoises à permettre un accès sans entrave et la liberté de mouvement dans tout le Tibet aux médias indépendants, aux journalistes et aux observateurs des droits humains. (CG)