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Bulletin Quotidien Europe N° 10626
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Pas d'avancée entre l'UE et la Russie

Bruxelles, 04/06/2012 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a appelé l'UE et la Russie à « conjuguer leurs efforts (…), et à trouver des messages communs sur lesquels elles sont d'accord », malgré les « évaluations divergentes » entre elles sur l'action à mener en Syrie, lundi 4 juin à l'issue de Sommet UE/Russie. « Nous avons besoin de travailler à un arrêt immédiat de toutes les formes de violence en Syrie, et vers un processus de transition politique », a-t-il ajouté. M. Van Rompuy a précisé que l'UE et la Russie sont « pleinement d'accord que le plan Annan dans son ensemble fournit la meilleure occasion de briser le cycle de la violence en Syrie, en évitant une guerre civile, et pour trouver une solution pacifique durable ». Et de dénoncer une situation « épouvantable ».

Lors de déplacements en Allemagne et en France, le 1er juin, le président russe Vladimir Poutine est resté ferme sur la position de son pays, écartant toute sanction de l'ONU contre le régime et blâmant la mort de civils par les opposants. « Combien de civils pacifiques ont été tués par le côté opposé ? Avez-vous compté ? Cela se compte en centaines. (…) Notre objectif est la paix entre les parties », a-t-il dit à Paris. Il a aussi nié que la Russie fournisse des armes au régime. « La Russie ne fournit pas des armes qui pourraient être utilisées dans un conflit civil », a-t-il déclaré à Berlin.

Les rebelles reprennent les armes

« Les rebelles syriens ne sont plus engagés dans un plan de paix soutenu par l'ONU qui a échoué à mettre fin à la violence dans le pays et ont lancé des attaques contre les forces du gouvernement », a annoncé lundi un de leurs porte-parole, se référant à l'annonce du 31 mai soulignant qu'à partir du 1er juin ils reprendraient les armes si le plan n'était pas mis en place. « Nous avons décidé de mettre fin à notre engagement (vis-à-vis de ce plan) et à partir de cette date (vendredi) nous avons commencé à défendre notre peuple », a-t-il précisé, ajoutant que les rebelles veulent une mission d'observation tournée vers une « mission de renfort de paix » ou que la communauté internationale prenne de « grosses » décisions et impose une zone d'exclusion aérienne et une zone tampon pour affaiblir Assad.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a rappelé que le plan Annan reste « central » pour résoudre la crise et qu'il n'y a pas de discussion sur les options militaires.

Dimanche, la Haute représentante de l'UE Catherine Ashton a aussi souligné que « toute poursuite de la militarisation du conflit amènera d'énormes souffrances à la Syrie et risque d'avoir un impact dramatique sur la région », précisant que nous sommes « actuellement à un moment critique » dans la crise. « Après 15 mois d'effusion de sang, aucun effort ne doit être épargné pour arrêter immédiatement toutes les formes de violence et entamer un processus politique. Nous devons éviter une catastrophe. La violence et la répression ne peuvent pas être la solution », a-t-elle ajouté. (CG)

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