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Bulletin Quotidien Europe N° 10626
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) france

Déficit, Paris réitère son engagement à respecter l'objectif de 2013

Bruxelles, 04/06/2012 (Agence Europe) - Le ministre français de l'Économie Pierre Moscovici a renouvelé, lundi 4 juin à Bruxelles, l'engagement de la France de ramener son déficit excessif sous la barre des 3% en 2013 et de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2017. Selon lui, l'objectif 2013 pourra être atteint sans mesure d'austérité supplémentaire. « Je veux convaincre du sérieux, de la responsabilité et de la crédibilité du programme » français, a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec le commissaire chargé de l'euro Olli Rehn. Estimant l'objectif 2013 « tout à fait réalisable », il a souligné l'importance du projet de Loi de Finances 2013-2015 que le gouvernement français présentera prochainement. Même si la France et la Commission partagent les mêmes objectifs, « nous avons nos voies et nos moyens » pour les atteindre, a rappelé M. Moscovici.

La France est un des douze pays à avoir fait l'objet d'une analyse approfondie de ses déséquilibres macroéconomiques. M. Moscovici a reconnu que la compétitivité extérieure de la France s'était « dégradée fortement depuis 10 ans », annonçant des « réformes », notamment fiscales, visant à stimuler la compétitivité. Il a également rencontré les commissaires Barnier au Marché intérieur et Almunia à la Concurrence.

Union bancaire. Évoquant le Conseil européen de fin juin, M. Moscovici a espéré que le sommet marquera « un effort décisif pour la croissance » et le coup d'envoi d'« une nouvelle phase de la construction européenne ». Celle-ci pourrait se matérialiser par « une union bancaire » que le France appelle de ses vœux. Interrogé sur l'opportunité d'octroyer au Mécanisme européen de stabilité la compétence de soutenir directement un secteur bancaire en difficulté, M. Rehn a vu dans une telle possibilité « un moyen de casser le lien entre dettes souveraines et dettes bancaires ». Il est important de réfléchir à la création d'un fonds européen de garantie bancaire dans le cadre des discussions actuelles sur « une union bancaire », a-t-il ajouté. M. Moscovici a souhaité « que ce soit une des ouvertures qui se fassent ».

Grèce. Sur la crise politique grecque, les deux hommes politiques ont estimé que la place de la Grèce était dans l'Eurozone. « C'est nécessaire pour la zone euro et bon pour la Grèce », a assuré M. Moscovici. Selon lui, les engagements déjà pris doivent être tenus - c'est-à-dire les Grecs doivent respecter le programme négocié avec leurs créanciers institutionnels - mais il faut aussi entendre « les difficultés » et offrir des « perspectives d'espoir ». Pour M. Rehn, « respecter le programme constitue toujours la meilleure solution pour la Grèce ». (MB)

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