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Bulletin Quotidien Europe N° 10626
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

Tachygraphe, réaction mitigée des transporteurs

Bruxelles, 04/06/2012 (Agence Europe) - Les opérateurs de fret routier attirent l'attention des députés européens sur des lacunes dans la version actuelle du texte sur les tachygraphes, la boîte noire qui enregistre les heures de conduite et de pause des chauffeurs routiers. La commission parlementaire en charge du transport a adopté la semaine dernière le projet de rapport en la matière de Silviana Adriana Ticau (S&D, roumaine) (EUROPE n° 10624). Mais les organisations représentant les intérêts de la logistique y trouvent à redire. Elles espèrent que le vote final, qui aura lieu en juillet lors de la séance plénière du Parlement, parviendra à corriger le tir.

L'Union internationale de la route (IRU) regrette que le texte actuel prévoie de rétro-équiper obligatoirement tous les véhicules de tachygraphes numériques: « Une telle opération n'est ni justifiée, ni techniquement faisable pour tous les véhicules. En outre, aucune étude d'impact ou de coûts n'a été menée. L'IRU appelle donc le Parlement européen à rejeter cet aspect des amendements lors de sa séance plénière de juillet », peut-on lire dans le communiqué de presse de l'organisation. Par ailleurs, ce qui déplait aussi à l'Union européenne des transporteurs routiers (UETR) c'est la définition faite du temps de travail journalier. L'UETR estime que cette définition est basée sur d'anciens cas législatifs, et est en contradiction avec d'autres actes législatifs européens (directive 2002/15/CE) qui ne considèrent pas les pauses et les temps de repos comme du temps de travail. Autre sujet de grief pour l'UETR: le fait que le texte actuel ne tienne pas compte de la responsabilité partagée entre les entreprises, les sous-traitants, et les agences d'emplois de chauffeurs. Pour l'UETP, c'est « une opportunité manquée d'assurer la sécurité routière dans toute l'Union et dans toute la chaîne d'approvisionnement. L'idée d'une sécurité routière et d'une protection sociale 'à la carte' n'est pas acceptable ». Les amendements déposés avant la plénière diront si les transporteurs ont obtenu gain de cause. (MD)

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