Bruxelles, 04/06/2012 (Agence Europe) - L'Union européenne et la Géorgie ont entamé officiellement, lundi 4 juin, des discussions sur le futur régime de libéralisation des visas pour l'ex-république soviétique qui bénéficie déjà depuis mars 2011 d'un régime de facilitation, c'est à dire l'exemption de visas pour certaines catégories de la population. Ce dialogue, qui porte sur l'exemption totale de visas pour la population géorgienne souhaitant se rendre dans l'UE pour une période de 3 mois maximum, a été inauguré à Bruxelles par la commissaire compétente Cécilia Malmström et le ministre géorgien des Affaires étrangères, M. Grigol Vashadze. Il fixera à la Géorgie une série de conditions à remplir, entre la sécurisation des documents, la gestion des frontières, de l'immigration ou de l'asile ou encore la lutte contre la corruption et le crime organisé, le respect des droits des minorités.
Le processus avait débuté en 2008 avec le régime de facilitation des visas et la négociation en parallèle d'un accord de réadmission par la Géorgie de ses migrants irréguliers, les deux instruments étant entrés en vigueur début mars 2011, indique la Commission dans un communiqué. Depuis 2006, l'UE a déjà négocié des régimes de facilitation de visas avec l'Ukraine, l'Albanie, la Moldavie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie ou le Monténégro. Des régimes de libéralisation des visas ont été accordés à la Serbie et au Montenegro en 2009, ainsi qu'à l'Albanie et à la Bosnie en 2010. La Russie dispose aussi d'un régime de facilitation et a également entamé un dialogue sur un régime de libéralisation mais qui peine à se concrétiser. Le président russe Vladimir Poutine a d'ailleurs demandé d'accélérer la mise en place de ce régime, lors du Sommet UE/Russie organisé à Saint-Petersburg. Du côté européen, si l'on reconnaît les efforts de Moscou, l'on considère toutefois que toutes les conditions nécessaires à ce régime de libéralisation ne sont pas remplies. (SP)