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Bulletin Quotidien Europe N° 10621
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) iran

Nouvelles discussions sur le programme nucléaire mi-juin

Bruxelles, 25/05/2012 (Agence Europe) - L'Iran et l'E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni, États-Unis, Chine, Russie) se sont mis d'accord, jeudi 24 mai, pour poursuivre leurs discussions sur le programme nucléaire iranien les 17 et 18 juin à Moscou (Russie). « Nous allons revenir dans nos capitales respectives et consulter. Nous maintiendrons des contacts intensifs avec nos homologues iraniens pour préparer une nouvelle réunion à Moscou (…) les 18 et 19 juin », a précisé la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères lors d'une conférence de presse à l'issue des discussions. Son porte-parole a précisé que les négociations devraient durer un « certain temps ».

Catherine Ashton a souligné que les deux parties souhaitent faire des progrès et qu'il y a quelques points d'entente. « Toutefois, des différences importantes subsistent. Néanmoins, nous sommes d'accord sur la nécessité d'un débat pour élargir notre terrain d'entente », a-t-elle ajouté.

Un des points difficiles des discussions est l'enrichissement de l'uranium à 20%. Mme Ashton a précisé que l'Iran a déclaré qu'il était prêt à aborder la question de l'enrichissement à 20% et est venu avec son propre plan en cinq points, « y compris leur affirmation selon laquelle nous reconnaissons leur droit à l'enrichissement ».

Vendredi, le ministère russe des Affaires étrangères a ajouté que cette question de l'enrichissement à 20% n'a pas abouti à un compromis, les Iranien insistant sur « leur droit absolu » d'y procéder. « L'Iran a déclaré être prêt à continuer de discuter de la problématique de l'enrichissement à 20%, ainsi que d'autres questions intéressant l'Iran, notamment la reconnaissance de son droit à l'enrichissement », a-t-il précisé.

Catherine Ashton a également précisé que l'E3+3 a aussi mis sur la tables les mesures réciproques qu'il serait prêt à prendre. Son porte-parole a précisé que l'on « ne modifie pas des sanctions sur la base de paroles mais d'actes concrets sur le terrain » et que l'embargo pétrolier devrait donc entrer en vigueur le 1er juillet. (CG)

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