Bruxelles, 25/05/2012 (Agence Europe) - Alors que des recommandations préliminaires sont attendues du groupe de haut niveau sur le cabotage le mois prochain, l'association européenne des services d'affrètement, de transport, de logistique et des douanes (CLECAT) dit soutenir l'intention de la Commission de revoir la libéralisation du marché du transport routier de fret. Elle émet cependant des réserves sur les récentes pressions réalisées par les opérateurs de fret scandinaves, qui veulent modifier les règles sur les échanges transfrontaliers avec les États baltes et d'Europe de l'est.
Un groupe de haut niveau - huit personnalités européennes issues de milieux universitaires- sur le cabotage doit rendre ses conclusions sur le cabotage d'ici mi-juin. Des propositions législatives de la Commission devraient en découler, attendues l'année prochaine. Il s'agirait d'une révision complète du marché du transport routier de fret, tant d'un point de vue des taxes que des législations sociales et de sécurité, ainsi que de la mise en œuvre dans les États membres. La CLECAT est pleinement en faveur de la disparition des barrières actuelles au cabotage. Elle reconnaît qu'il y a des problèmes dans l'application des règles en vigueur et qu'il faudrait mieux réguler certains aspects du régime actuel et créer des conditions de concurrence égales. Il faudrait à son sens régler cela sans suspendre les règles en vigueur.
L'association demande aussi expressément de ne pas soutenir les demandes particulières des opérateurs nordiques de fret. Des associations suédoises, danoises et finnoises souhaiteraient un changement de législation sur le transport transfrontalier par camion de la région baltique et de l'Europe de l'est vers la Scandinavie, indique CLECAT. Sa directrice générale, Nicolette Van der Jagt, réagit à ce propos: « Le cabotage représente un très petit pourcentage du marché. Si des groupes représentant les intérêts du transport de fret national se sentent menacés par des opérateurs à plus bas coûts se déplaçant librement dans leurs marchés, ils feraient mieux de jouer sur les différences en standards de service qui peuvent être obtenus par un utilisateur choisissant un opérateur national plutôt qu'un opérateur d'un autre État membre, peut être éloigné ». (MD)