login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10621
Sommaire Publication complète Par article 13 / 29
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) guinÉe-bissau

Le PE veut le rétablissement de l'ordre constitutionnel

Bruxelles, 25/05/2012 (Agence Europe) - L'Union a immédiatement condamné le coup d'État militaire du 12 avril en Guinée-Bissau, a rappelé le ministre danois des Affaires européennes Nicolai Wammen, lors d'un débat sur la question en plénière du Parlement européen, mercredi 23 mai. La priorité est le retour à l'ordre constitutionnel et la reprise du processus démocratique, mais on ne peut pas encore dire exactement comment, a-t-il indiqué. Des efforts ont été entrepris par l'ECOWAS (Economic Community of West African States): elle devrait poursuivre son action de médiation pour aboutir à un accord provisoire en plus grande synergie avec l'Union africaine et avec la Communauté des pays de langue portugaise, a précisé M. Wammen. Et d'insister sur la nécessité de « supprimer la mainmise des militaires sur le pouvoir », de mettre fin à l'impunité de ceux qui ont violé les droits de l'Homme et de sanctionner les auteurs du coup d'État (l'UE a adopté des sanctions vis-à-vis de six membres du gouvernement militaire et est prête à allonger cette liste). M.Wammen estimerait utile que la communauté internationale crée un groupe de contact chargé de suivre de près la situation.

Le sort de la Guinée-Bissau, qui, de l'avis des députés portugais, n'intéresse pas assez la communauté internationale, leur tient particulièrement à cœur. Tous rappellent le rôle délétère du trafic de drogue pour un pays qui, « apparemment ne présente pas un intérêt économique suffisant » pour qu'on lui vienne efficacement en aide, selon Paolo Rangel (PPE). Pourtant, ce pays, souligne Ana Gomes pour le groupe S&D, a « donné un si bon exemple au reste du monde dans sa lutte contre le colonialisme ». Sous l'emprise des militaires, la population vit la menace d'une tragédie humanitaire, et Mme Gomes réclame une plus grande présence de l'Union, comme Rui Tavares, pour les Verts/ALE, qui plaide pour l'envoi de forces de paix et de sécurité. Pour la GUE/NGL, João Ferreira, soutient cette analyse, en souhaitant une « coopération plus sincère et juste » de la part de la communauté internationale.

Tout en condamnant le « déraillement des élections présidentielles » et la situation de conflit quasi-permanent en Guinée-Bissau, le Britannique Charles Tannock, pour le CRE, voit dans les efforts de l'ECOWAS une raison d'espoir pour le proche avenir. (LG)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
CULTURE
CALENDRIER