Bruxelles, 10/05/2012 (Agence Europe) - Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a donné son feu vert au versement de son premier soutien financier octroyé dans le cadre du 2ème sauvetage grec comprenant 130 milliards d'euros d'aide publique, mercredi soir à l'issue d'une réunion de son conseil d'administration. Il a en effet décidé de débloquer une tranche d'aide de 5,2 milliards d'euros à prélever d'une première enveloppe de 39,4 milliards d'euros à débourser d'ici fin juin (EUROPE n°10574).
4,2 milliards d'euros ont été versés dès jeudi sur un compte bloqué spécifique servant à honorer le service de la dette. 3,3 milliards d'euros serviront notamment à rembourser la BCE. « Les fonds restants d'1 milliard d'euros ne sont pas indispensables avant juin et seront versés en fonction des besoins financiers de la Grèce », indique le FESF dans un communiqué. Une manière immédiate de rappeler aux autorités grecques que le soutien financier est conditionné à la mise en œuvre concrète du 2ème programme grec. L'Allemagne, la Finlande, le Luxembourg auraient notamment exprimé leur réticence à verser l'entièreté de la tranche de 5,2 milliards d'euros, tant que le flou règne sur l'avenir politique de la Grèce n'est pas dissipé.
La Commission européenne a réitéré, jeudi 10 mai, qu'elle s'attendait à ce que la Grèce, comme les autres États membres, respecte l'accord agréé dans le cadre du 2ème sauvetage financier. Pour elle, « il n'est pas inhabituel que le FESF effectue un déboursement en accord avec les besoins réels de financement » d'un État membre sous programme. « La Grèce peut continuer à fonctionner avec le versement des 4,2 milliards d'euros » décidé mercredi, a ajouté un de ses porte-parole, sans vouloir s'avancer sur une date précise où la Grèce aura besoin du milliard d'euros conservé. Est-il normal, dans la situation actuelle, de rembourser les créanciers de la Grèce n'ayant pas participé la restructuration partielle de la dette grecque ? Le porte-parole a juste relevé que l'argent a été versé sur le compte bloqué utilisé aux fins du service de la dette. Une décision de l'Eurogroupe ne serait pas nécessaire pour que le FESF débourse le milliard d'euros conservé. (MB)