Bruxelles, 08/05/2012 (Agence Europe) - Le commissaire chargé de l'euro Olli Rehn a commenté, mardi 8 mai, les multiples difficultés auxquelles l'Espagne fait face, alors que cet État membre s'apprête à injecter une dizaine de milliards d'euros dans la banque Bankia plombée par ses actifs immobiliers toxiques. « Pour l'Espagne, la clé pour renforcer la confiance est d'affronter les défis budgétaires et financiers immédiats, en particulier les problèmes des caisses d'épargne et des dépenses des autorités régionales, et aussi de poursuivre les réformes structurelles avec une détermination totale », a-t-il déclaré en marge de la présentation d'une déclaration de la Commission européenne en vue de la Journée de l'Europe, ce mercredi 9 mai (voir autre nouvelle).
Née du mariage en 2010 entre sept caisses d'épargne, Bankia est l'institution financière espagnole cotée la plus exposée à l'éclatement de la bulle immobilière (37,5 milliards d'euros d'actifs fin 2011 pour un total de 184 milliards d'euros). Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a admis, lundi, la possibilité de renflouer le secteur bancaire avec de l'argent public, celui-ci ayant déjà bénéficié de plus de 15 milliards d'euros d'aides par le biais du fonds de résolution bancaire. La dernière chose que je ferais serait d'injecter des fonds publics, mais, si c'est nécessaire et seulement en dernier recours, je n'y renoncerais pas, a-t-il déclaré à la radio Onda Cero. Le gouvernement espagnol adoptera, vendredi, un décret visant à renforcer l'assainissement du secteur bancaire national. Début janvier, il lui avait déjà imposé de constituer plus de 50 milliards d'euros de provisions (EUROPE n° 10525). (MB)