Bruxelles, 08/05/2012 (Agence Europe) - La présidence danoise n'est pas parvenue, lors de la réunion du Comité spécial agriculture (CSA) de lundi 7 mai, à amener les délégations à un compromis global sur l'ensemble des deux textes sur le paquet qualité (normes de commercialisation et programmes qualité) sur un mandat de négociation avec le Parlement européen. Une majorité de pays (dont Espagne, France, Italie, Allemagne) préfèrent traiter les textes séparément. La négociation avec le PE sera compliquée et il est possible que ces textes aillent en 2ème lecture.
Concernant les normes de commercialisation, beaucoup de pays (comme l'Italie, la France, l'Espagne, la Finlande) regrettaient la timidité du nouveau compromis en matière d'indication de l'origine des produits, estimant que cette indication ne couvre pas assez de produits. Ces pays ont refusé le compromis pour cette raison.
À propos du règlement proposé sur les programmes qualité, la question de la gestion des livraisons suscite toujours des divergences entre les pays. Certains (Italie, France…) voudraient étendre ce qui a été prévu dans le secteur du lait aux appellations/indications d'origine (c'est une demande forte du PE). D'autres pays dits libéraux (dont le Royaume-Uni) ne sont pas d'accord, au motif que cela conduirait à une distorsion de concurrence au sein du marché unique. En outre, le texte de compromis fait référence à une période transitoire de 10 ans pour l'utilisation des STG (spécialités traditionnelles garanties) enregistrées sans réservation du nom (demande notamment tchèque et slovaque). Mais il n'y a pas de majorité qualifiée non plus sur ce texte sur les programmes de qualité. (LC)