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Bulletin Quotidien Europe N° 10610
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Barroso, Samaras m'a demandé de m'abstenir de commentaires

Bruxelles, 08/05/2012 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso n'a pas souhaité, mardi 8 mai, faire de commentaires hypothétiques sur la situation politique en Grèce, alors que les partis grecs peinent à former un gouvernement qui soutiendrait le 2ème sauvetage financier qu'Athènes a négocié avec ses créanciers institutionnels. Antonis Samaras, leader du parti conservateur 'Nouvelle Démocratie' arrivé en 1ère proposition aux élections législatives m'a lui-même « demandé de ne pas commenter sur ce qu'on peut ou ne peut pas faire », a-t-il déclaré, répondant à une question sur le versement éventuel d'une tranche d'aide en cas de retard dans la formation d'un gouvernement en Grèce. « Le programme, qui a été adopté par la Grèce elle-même et par les instances internationales, n'est pas seulement un programme de consolidation budgétaire mais aussi un programme de réformes pour la croissance », a néanmoins tenu à rappeler M. Barroso. Il a évoqué la communication de la Commission qui énonce les mesures européennes qui permettraient de relancer l'économie grecque toujours en proie à une forte récession.

Le commissaire chargé de l'euro Olli Rehn a dit respecter la démocratie grecque et les résultats électoraux. Interrogé sur le lien entre la montée des partis hostiles au 2ème sauvetage et l'action des créanciers internationaux, il a estimé que les problèmes de la Grèce remontent à une période bien antérieure au premier programme négocié en mai 2010. « Nous attendons que les forces politiques grecques forment un gouvernement favorable aux réformes », a-t-il espéré. « Il est de la plus haute importance de poursuivre la mise en œuvre des programmes agréés avec la Grèce », a exhorté la chancelière allemande Angela Merkel.

Mardi, le leader du parti de la gauche radicale Syriza, Alexis Tsipras, a exclu de participer à un gouvernement de coalition soutenant le 2ème programme grec. Selon lui, la Grèce n'est plus tenue par ses engagements envers ses créanciers institutionnels après le rejet par une majorité d'électeurs des partis soutenant le memorandum grec, rapporte l'AFP. La veille, M. Samaras avait lui-même renoncé à former un gouvernement. Les résultats des élections législatives grecques sont les suivants: Nouvelle Démocratie (108 sièges), Syriza (52 sièges), le parti socialiste Pasok (41), le parti communiste (26), le parti néo-nazi 'Aube dorée' (21), le parti de la Gauche démocratique (19). Si les forces politiques grecques ne parviennent pas à former un gouvernement, de nouvelles élections pourraient avoir lieu, la date du 17 juin étant avancée.

Sur l'entrée du parti néo-nazi au parlement grec, M. Barroso a relativisé: il faut tout d'abord voir ce qu'est un parti néo-nazi ou ne l'est pas. En cas de dérapage, « nous n'hésiterons pas à agir » pour faire respecter les principes et le droit européens, comme la Charte des droits fondamentaux, a-t-il promis. (MB)

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