Bruxelles, 08/05/2012 (Agence Europe) - La commission des affaires économiques du parlement israélien renvoie l'examen de l'accord Open Sky négocié avec l'UE et estime ne pas devoir le ratifier. La décision, prise en fin de semaine dernière, reviendrait à imposer un veto à cet accord global en matière d'aviation dont la négociation finale a eu lieu à Tel Aviv le 22 mars 2012.
« Après huit cycles de négociations qui avaient débuté en décembre 2008, Israël et l'UE ont convenu de créer un espace aérien commun, fondé sur des règles communes », rappelle-t-on à Bruxelles. L'accord devait « procurer aux deux parties davantage de possibilités de déplacement, des liaisons plus directes et des avantages économiques ». Il devait permettre à « toutes les compagnies aériennes de l'UE (d') exploiter des vols directs à destination d'Israël de n'importe où dans l'UE, et les transporteurs israéliens pourront exploiter des vols vers des aéroports dans toute l'UE ».
Grâce à cet accord, le marché du transport aérien UE-Israël devait être « progressivement ouvert d'ici au début de la saison d'été 2017 » et l'ouverture devrait être « totale » dès cette date: « Il n'y aura plus de restrictions sur le nombre de vols hebdomadaires entre Israël et l'UE ». Mais les compagnies aériennes israéliennes (El Al, Arkia et Israir) ont montré qu'elles n'étaient pas prêtes à faire face à une recrudescence de la concurrence des compagnies européennes, apprend-on depuis Israël. Sans compter, selon d'autres commentaires, qu'une des objections à l'ouverture du « ciel » israélien relève de questions de sécurité. Les compagnies israéliennes sont jugées plus sûres.
Sous réserve de réactions plus élaborées, des sources proches du dossier à Bruxelles regrettent la décision. La conclusion finale de l'accord aurait donné un signe supplémentaire de la volonté d'intégration d'Israël dans l'espace économique européen et, au final, elle lèsera le secteur du tourisme du pays et les consommateurs. (FB)