Bruxelles, 21/03/2012 (Agence Europe) - Alors que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Irak, Martin Kobler, était au Parlement européen mercredi 21 mars pour discuter de la situation du camp d'Achraf, six députés européens, ont exprimé, lundi 19 mars, « leur profonde inquiétude » concernant les conditions de vie dans les camps d'Achraf et de Liberté. Dans une lettre signée du 19 mars et adressée à M. Kobler, Alejo Vidal-Quadras (PPE, espagnol), Stephen Hughes (S&D, britannique), Louis Michel (ADLE, belge), José Bové (Verts/ALE, français), Oldrich Vlasak (ECR, tchèque) et Struan Stevenson (ECR, britannique) lui demandent d'« exercer une pression maximale » sur le gouvernement irakien, « pour remédier à toutes les insuffisances constatées au Camp Liberté et s'assurer que l'infrastructure du camp respecte les conditions du protocole d'accord (signé en décembre) et les normes humanitaires internationales avant tout nouveau transfert de réfugiés ». Selon ces députés, « les conditions actuelles du camp Liberté ne satisfont pas aux normes humanitaires internationales et aux droits humains ».Ils mettent en avant le mauvais état des rues, des conduites d'eau et des générateurs électriques ou encore le manque de liberté, le déni d'accès aux avocats ou la présence de forces armées dans le camp.
Les députés conseillent aussi au Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et à M. Kobler d'accélérer le processus d'entrevue avec les résidents du Camp Liberté, pré-requis obligatoire pour leur donner le statut de réfugiés. Selon eux, au rythme actuel, il faudrait 8 ans pour interviewer tous les résidents. « Nous réaffirmons la nécessité d'une accélération considérable du processus d'interview des pensionnaires par le HCR pour qu'une réinstallation rapide des réfugiés hors d'Irak puisse commencer sans plus tarder », expliquent-ils. (CG)