Bruxelles, 21/03/2012 (Agence Europe) - « La politique de cohésion est l'outil idéal pour booster la croissance et soutenir le passage à une économie faible en carbone », a déclaré la Commissaire chargée de l'Environnement Connie Hedegaard, mardi 20 mars à la commission parlementaire du développement régional. Mais tous les eurodéputés ne vont pas dans son sens.
Lors d'une audition, la commissaire a insisté pour que la politique de cohésion investisse dans des projets qui ont une valeur ajoutée environnementale, et qu'il y ait une guidance forte au niveau européen pour aider à choisir les bons projets. Mais Constanz Krehl (S&D, allemande), co-rapporteur sur le règlement général portant sur les fonds structurels en 2014-2020, a cependant mis en garde: « La politique de cohésion n'est pas à mettre en équation avec la lutte contre le changement climatique (…) Soyons prudent si nous mettons la politique de cohésion au service des énergies renouvelables, il ne faut pas que l'idée de départ, qui est la cohésion territoriale et sociale, ne passe à la trappe ».
À l'instar d'autres eurodéputés , Mme Krehl a soutenu qu'il fallait laisser plus de flexibilité aux régions pour choisir leurs priorités, notamment aux régions les plus privilégiées ou en transition qui sont tenues d'investir 20% de leur allocation au titre du Fonds européen pour le développement régional (FEDER) dans l'efficacité énergétique et dans les sources d'énergies renouvelables.
Elisabeth Schroedter (Verts/ALE, allemande) et Jan Olbrycht (PPE, polonais) ont également manifesté leur incompréhension dans le fait que le transport, et surtout le transport public citadin, ne soit pas repris dans les investissements prioritaires du FEDER alors que celui-ci peut contribuer à une société plus durable. De manière générale, les députés estiment qu'il faut laisser plus de marge de manœuvre aux régions pour déterminer les priorités. (MD)