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Bulletin Quotidien Europe N° 10554
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

2ème sauvetage, les deux principaux partis s'engagent par écrit

Bruxelles, 15/02/2012 (Agence Europe) - Les leaders des deux partis formant la coalition de gouvernement en Grèce, le socialiste PASOK Georges Papandréou et le conservateur Antonis Samaras, se sont engagés par écrit, mercredi 15 février, à mettre en œuvre la nouvelle cure d'austérité en échange d'un 2ème sauvetage financier quel que soit le résultat des élections législatives d'avril. Cette démarche est l'une des trois conditions imposées à la Grèce par l'Eurogroupe pour donner son feu vert à l'octroi d'une aide publique de 130 milliards d'euros et à la restructuration partielle de la dette grecque qui doit être ramenée de 160% à 120% du PIB (EUROPE n° 10551). Après le vote positif du parlement grec sur les sévères mesures budgétaires et structurelles à appliquer, le gouvernement de Lucas Papademos doit encore présenter aux ministres des Finances de la zone euro de nouvelles coupes à hauteur de 325 millions d'euros.

L'Eurogroupe réfléchirait à la manière de 'saucissonner' le 2ème paquet grec de manière à éviter le défaut de la Grèce en mars tout en ne s'engageant pas définitivement sur l'ensemble de l'aide financière à octroyer. « Pas d'argent sans mise en œuvre » des engagements, a plusieurs fois affirmé son président Jean-Claude Juncker. Mardi soir, il a décidé de ne pas convoquer de réunion ministérielle. « Il est apparu que des travaux techniques supplémentaires impliquant la Grèce et la 'troïka' sont nécessaires dans un certain nombre de domaines, parmi lesquels le comblement d'un décalage budgétaire de 325 millions d'euros en 2012 et l'analyse du caractère soutenable de la dette grecque », a-t-il déclaré dans un communiqué. Les ministres se sont quand même entretenus par visioconférence avant une réunion régulière, lundi 20 février.

Le report de l'Eurogroupe, qui aurait pu finaliser le 2ème programme grec et enclencher dans la foulée l'opération de restructuration de la dette grecque, a laissé un goût amer aux Grecs. « On nous pose toujours de nouvelles conditions, et cela est dû au fait qu'il y a des puissances dans l'Europe qui jouent avec le feu et croient que la décision (du Conseil européen) d'octobre sur le nouveau prêt pourrait ne pas être appliquée et qui veulent éventuellement que la Grèce soit hors de la zone euro », a critiqué le ministre des Finances M. Venizélos, mercredi sur Euronews. Plusieurs personnalités politiques du nord de l'Europe ont laissé entendre qu'une sortie de la Grèce de l'Eurozone n'était plus exclue, même si cette option n'a pas leur préférence. Lundi, le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois M. Frieden n'a pas caché que la zone euro pourrait continuer à seize pays si la Grèce ne remplit pas ses obligations. Pour la commissaire Neelie Kroes, la sortie d'un pays de l'Eurozone ne serait pas la fin du monde. Quant au ministre allemand des Finances M. Schäuble, il a estimé que la zone euro était mieux préparée qu'il y a deux ans à affronter un défaut. (MB)

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