Strasbourg, 15/02/2012 (Agence Europe) - « Nous avons eu tort de croire que la stabilité, la lutte contre le terrorisme justifiaient une certaine complaisance envers les régimes faisant fi des droits de l'Homme », a souligné, mercredi 15 février, le ministre des Affaires étrangères et européennes français, Alain Juppé, devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen, alors qu'il s'exprimait sur l'importance de la stabilisation du grand voisinage méridional et continental de l'UE.
Le ministre a aussi promu « l'approfondissement et l'intégration pour surmonter la crise de la dette et retrouver le chemin de la croissance ». « Les États membres ont besoin de plus d'Europe », a-t-il souligné, précisant qu'il faut consolider l'Europe à 27 mais aussi au sein « d'avant-gardes qui veulent effectuer une intégration supplémentaire ».
M. Juppé a également précisé que l'UE doit réfléchir à son intervention dans la mondialisation vis-à-vis des grands pays émergents. La France encourage la Haute représentante de l'UE et ses services « à avancer dans la structuration du dialogue entre l'UE et ses grands partenaires avec un souci de réciprocité. (…) Il faut cesser de considérer qu'une ouverture asymétrique serait bénéfique en soi », a-t-il ajouté. (CG)