Bruxelles, 15/02/2012 (Agence Europe) - Le secteur laitier craint que les mises en garde de la Commission européenne, qui préconise un régime alimentaire aussi pauvre que possible en acides gras saturés, ne découragent les Européens à consommer du lait, du fromage et d'autres produits laitiers. Le 8 février, l'Association laitière européenne (EDA) avait organisé une conférence rassemblant experts, représentants du secteur laitier et des hauts fonctionnaires européens, afin de discuter de l'impact des graisses saturées et des produits laitiers sur la santé. Les professeurs Arne Astrup (Université de Copenhague) et Ian Givens (Université de Reading) ont mis en garde contre le rejet d'une seule molécule, qui conduit à diaboliser des aliments qui contiennent des nutriments bons pour la santé, selon les dernières recherches scientifiques. Ils recommandent par conséquent à la Commission européenne de revoir ses objectifs de réduction des acides gras saturés dans l'alimentation quotidienne. Dans son intervention, Mme Stephanie Bodenbach, de la DG Sanco, a rappelé que la Commission se basait sur les recommandations de l'EFSA de 2010 en matière de références diététiques, lesquelles prônent idéalement un régime le plus pauvre possible en acides gras saturés. Le débat a montré la difficulté de traduire la complexité d'un cumul de preuves scientifiques en messages clairs pour les décideurs ; messages qui ne doivent pas non plus être trop simplifiés lorsqu'il s'agit de les traduire en politiques de santé, estime l'EDA. (IL)