Bruxelles, 15/02/2012 (Agence Europe) - Les vols à bas prix profiteraient-ils de la crise ? À en juger par des chiffres record atteints par le secteur du low cost en Europe, il semble que le ralentissement économique n'ait pas prise sur le secteur, qui au contraire capterait davantage une nouvelle frange de passagers d'affaires.
Croissance imperturbable. L'Association européenne des compagnies aériennes à bas prix (ELFAA) assure que ses 9 compagnies membres (easyJet, Flybe, Jet2.com, Norwegian, Ryanair, SverigeFlyg, transavia.com, vueling et Wizz Air) ont renforcé leur dominance sur le marché des connections aériennes à l'intérieur de l'UE. Avec une croissance frisant les 10% en 2011, et près de 190 millions de passagers la même année, les vols low cost ont le vent en poupe, et ce n'est pas près de s'arrêter avec une part du marché qui devrait passer de 43% à 60% d'ici à 2020. Alors que deux compagnies aériennes à bas prix ont cessé leurs activités depuis début 2012 (l'espagnol Spannair et la hongroise Malèv), l'annonce de tels résultats est surprenante. Pour le secrétaire général de l'ELFAA, John Hanlon, la réponse est à chercher du côté de la « viabilité du modèle économique et leur popularité auprès des passagers » de ces 9 compagnies, démontrant également « l'inutilité de mendier la charité auprès des gouvernements nationaux ». Un modèle qui se base sur une diminution de tous les coûts, notamment en utilisant les aéroports secondaires et régionaux, ainsi que des avions plus récents et donc plus efficaces. Mais ce succès en temps de crise est aussi attribuable à une nouvelle clientèle d'affaire provenant des transporteurs traditionnels.
Nouvelle clientèle d'affaires. « Les consommateurs et le milieu des affaires ont réalisé depuis longtemps les bénéfices des compagnies aériennes à bas prix, et utilisent de plus en plus des services de nos membres. La crise économique actuelle n'est pas la cause de ce changement, mais l'accélère », confirme M. Hanlon. L'association se targue même de contribuer à la création d'emploi en Europe, avec un taux d'engagement qui a grimpé à 11%, ce qui représente près de 30 000 emplois. Les compagnies à bas prix parviennent donc à tirer leur épingle du jeu dans ce contexte de crise. (MD)