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Bulletin Quotidien Europe N° 10547
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Approvisionnement en gaz russe, la situation se normalise

Bruxelles, 06/02/2012 (Agence Europe) - La situation était revenue à la normale, à l'heure où nous mettions sous presse lundi 6 février, dans la plupart des États membres affectés en fin de semaine dernière par une réduction des livraisons de gaz russe en raison d'une vague de froid frappant le continent européen, selon les informations transmises par les services de la Commission européenne.

Lundi, l'Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie ont informé l'exécutif européen du retour à la normale des flux de gaz en provenance de Russie. Bien que toujours inférieures à la normale en Allemagne, en Italie et en Roumanie, les livraisons de gaz russe étaient en hausse. « Il n'y a pas d'urgence en Europe, les consommateurs et les industries reçoivent du gaz comme auparavant », assurait la porte-parole du commissaire à l'Énergie Günther Oettinger, Marlene Holzner, lundi midi. « Pour le moment, tous les États membres concernés sont en mesure de faire face à la situation par des mesures de marché », ajoutait-elle, expliquant que les compagnies de gaz puisent dans leurs stocks ou en achètent sur le marché, y compris du gaz liquéfié le cas échéant. Au plan technique, l'inversion des flux (reverse flow) de gaz dans les pipelines, rendue obligatoire par la législation du troisième paquet de libéralisation du marché de l'énergie, a permis dans certains cas de compenser les déficits d'approvisionnement.

En Italie, où l'alerte a atteint le niveau deux, situation à laquelle le marché ne peut remédier seul, une réunion ministérielle était prévue dans la journée de lundi pour faire le point. « La situation est critique mais bien surveillée », assurait le ministre de l'Industrie Corrado Passera, lundi matin. « L'Italie est très diversifiée et très bien reliée », confirmait peu après la porte-parole de M. Oettinger. Le pays a augmenté ses importations de gaz en provenance d'Afrique du Nord pour compenser la baisse de l'approvisionnement en gaz russe.

Les raisons de la réduction, depuis le milieu de semaine dernière, des livraisons du gaz fournies par le gazier russe Gazprom et qui a affecté plus d'une dizaine d'États membres - les pays baltes ont aussi connu des perturbations - restaient toutefois floues lundi. L'exécutif européen qui a mis en alerte vendredi le groupe de coordination pour le gaz, groupe réunissant les représentants des États membres, des entreprises énergétiques et des opérateurs de gazoducs en cas d'alerte de niveau trois, a aussi demandé à l'ambassade de Russie auprès de l'UE des explications qui ne lui étaient toujours pas parvenues lundi midi.

Vendredi, Gazprom avait réitéré ses assurances qu'il respectait toutes ses obligations de livraisons de gaz en Europe, expliquant la situation par un bond de la demande européenne au-delà des volumes qu'il doit livrer en raison de l'hiver très rude.

Mis en cause dans la crise gazière de 2009, l'Ukraine, par laquelle transite 80% du gaz russe destiné à l'UE, assure de son côté avoir rempli toutes ses obligations. La compagnie nationale Naftogaz a informé, le 4 février, avoir accru au maximum ses niveaux d'extraction de gaz de ses stockages souterrains, tout en réduisant ses prélèvements du gaz fourni par Gazprom dans son système de transport gazier, pour garantir le plus haut niveau possible d'exportation de gaz vers les pays de l'UE. (EH)

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