Bruxelles, 01/12/2011 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères ont décidé, jeudi 21 décembre, « compte tenu de la persistance de la répression en Syrie » de renforcer les sanctions concernant l'énergie, les secteurs financier, bancaire et commercial à l'encontre du régime « afin de mettre à mal sa capacité à poursuivre la répression implacable ». Ce dixième train de mesures contre le régime de Bachar El Assad comprend de nombreuses sanctions qui concernent entre autres les exportations d'équipements et de technologies destinés à l'industrie pétrolière et gazière ou à la surveillance des communications, Les échanges d'obligations de l'État syrien sont aussi interdits, tout comme l'ouverture de nouvelles agences des banques syriennes dans l'Union. Les ministres ont également mis un terme aux nouveaux engagements en vue de subventions et de prêts concessionnels accordés au gouvernement syrien par les États membres, si ce n'est à des fins humanitaires, et les États membres devront faire preuve de retenue lorsqu'ils accorderont un appui financier.
Douze nouvelles personnes responsables de violations des droits de l'homme et onze entités qui soutiennent le régime ont également été interdites de visa et font l'objet d'un gel des avoirs. Ces décisions seront officiellement publiées au Journal officiel de l'UE le 2 décembre.
Dans leurs conclusions, les ministres soutiennent « fortement » les efforts de la Ligue arabe pour mettre un terme à la répression et apporter aux citoyens une protection en déployant une mission d'observation. Ils ont salué sa décision d'imposer des sanctions. « Nous avons décidé de travailler avec la Ligue arabe », a précisé la Haute représentante après le Conseil, précisant que l'UE soutient le leadership de la Ligue. Le Conseil a de nouveau condamné « dans les termes les plus forts » la répression et appelé une nouvelle fois le président Bachar El Assad à quitter le pouvoir. Les ministres ont réitéré leur « fort soutien » au peuple syrien et encouragé l'opposition à établir une plateforme unique et à continuer à s'engager avec la Ligue arabe vers une transition réussie.
La Syrie a immédiatement réagi en suspendant son adhésion à l'Union pour la Méditerranée. (CG)