Bruxelles, 25/11/2011 (Agence Europe) - La crise humanitaire et sécuritaire dans la Corne de l'Afrique - et tout particulièrement en Somalie - et les conséquences du Printemps arabe pour toute l'Afrique subsaharienne ont été au cœur des préoccupations de l'assemblée parlementaire paritaire ACP-UE qui s'est achevée le 23 novembre à Lomé sous la présidence conjointe de Louis Michel (ADLE, Belgique) et de Assarid Ag Imbarcaouane, (élu du Mali).
Dans une résolution d'urgence, l'assemblée se déclare vivement préoccupée « par la situation humanitaire sans précédent que connaît la Corne de l'Afrique » et « déplore le nombre inacceptable de victimes déjà touchées par la famine ». Elle appelle à une plus forte mobilisation de la communauté internationale afin de répondre aux besoins humanitaires grandissants et éviter une détérioration de la situation.
Députés européens et élus ACP condamnent la répression violente en Syrie et en Égypte et expriment leur inquiétude quant au sort des armes libyennes qui pourraient tomber dans les mains d'Al-Qaïda et menacer la région sahélienne et le monde entier. Ils demandent à l'UE, à l'Union africaine et aux Nations unies d'aider à gérer la crise humanitaire qui affecte des centaines de milliers de personnes ayant fui la Libye pour rejoindre les pays voisins (Tunisie, Égypte, Niger, Mali et Tchad) et l'Europe.
Dans une résolution sur l'impact du Traité de Lisbonne sur le partenariat ACP-UE, l'Assemblée parlementaire paritaire estime que l'UE et les pays ACP devraient tirer profit les changements apportés par le Traité de Lisbonne, comme la création d'un Service européen d'action extérieure et l'extension des compétences du Parlement européen. Ces changements devraient être l'occasion de revitaliser le partenariat ACP-UE pour « qu'il dépasse la relation donateur-bénéficiaire et s'inscrive dans une relation partenaire-partenaire ». L'Assemblée appelle pour cela à la définition de sphères d'intérêts communs tels que l'énergie, le changement climatique ou la migration. (AN)