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Bulletin Quotidien Europe N° 10503
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/jai

Crise, terrorisme et cybercriminalité, principales menaces à la sécurité

Bruxelles, 25/11/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié vendredi 25 novembre un Eurobaromètre sur la façon dont les Européens perçoivent les menaces à la sécurité intérieure, signalant qu'une partie d'entre eux attend plus de l'UE en termes de lutte contre la criminalité, le terrorisme et l'extrémisme et s'attend à ce que les risques aillent crescendo les prochaines années, particulièrement en ce qui concerne la cybercriminalité. La Commission a parallèlement publié le même jour son premier rapport sur la 'stratégie européenne de sécurité intérieure', adoptée en novembre 2010, rapport dans lequel elle dresse un inventaire de ce qui a été mis en place depuis le lancement de cette stratégie et émet plusieurs recommandations.

Dans le sondage, réalisé auprès de 27 000 Européens, la Commission relève d'abord que la principale menace à la sécurité intérieure au niveau européen est alimentée par la crise économique et financière, suivie par le terrorisme, cités comme principaux défis par 34 et 33% des sondés; arrivent ensuite le crime organisé (21%) ainsi que la pauvreté, l'immigration irrégulière, la corruption ou encore les catastrophes nucléaires pour 18% des sondés.

Au niveau national, les personnes sondées mettent également en avant la menace de la crise (33%), du terrorisme (25%) puis la pauvreté et le crime organisé; la Commission note ici que moins d'un répondant sur 10 évoque la sécurité des frontières ou l'extrémisme religieux comme le principal défi de leur pays.

En ce qui concerne l'action de l'UE, poursuit la Commission, six Européens sur 10 se disent satisfaits, mais 4 sur 10 réclament davantage d'initiatives tant de la part de l'UE que des gouvernements nationaux. La cybercriminalité fait partie des thèmes qu'ils considèrent comme les plus à risque pour les trois prochaines années, avec 63% des sondés citant cette préoccupation, poursuit l'étude; le crime organisé, les catastrophes environnementales ainsi que le terrorisme la suivent (57, 54 et 51 % des réponses); enfin, 43% des sondés estiment que la sécurité des frontières communes sera l'un des principaux défis à relever, ce qui n'en fait que la 5ème source d'inquiétude des Européens.

Pour la Commission, la perception des personnes sondées est plutôt la bonne, estime-t-elle dans son communiqué, « puisqu'il ressort du rapport (sur la stratégie de sécurité intérieure) qu'au moins trois nouvelles menaces sont particulièrement préoccupantes », entre le web qui « se transforme en facilitateur en ligne de toute une série d'activités criminelles et en vecteur de propagande terroriste », les « crises économiques actuelles qui s'accompagnent d'une réduction des moyens dont disposent les autorités publiques pour faire face aux menaces pour la sécurité intérieure » et les événements liés au Printemps arabe qui ont mis « les frontières extérieures de l'Union sous pression et, dans certains cas, créé des conditions favorables au renforcement des activités criminelles », écrit-elle.

La plupart des actions lancées par la Commission en 2011 ont d'ailleurs porté sur ces sujets, poursuit la Commission, citant sa proposition législative sur un programme PNR européen pour lutter contre le terrorisme ou la criminalité grave, ses initiatives anti-corruption (un rapport bisannuel sur l'état du phénomène dans les 27), ou son réseau de sensibilisation à l'extrémisme.

La Commission a été par ailleurs particulièrement active sur le front des frontières extérieures et sur la sécurisation de Schengen, proposant notamment, en septembre dernier, de permettre à un État membre de Schengen de réintroduire des contrôles aux frontières internes dans des circonstances exceptionnelles, comme une forte pression migratoire.

Des initiatives promises aux États membres mais plutôt décriées par le Parlement européen et dont l'issue n'est pas encore tranchée. Sur le PNR européen, la Commission ne souhaite pas étendre le système aux vols intra-européens alors que les États membres le demandent ; et sur Schengen, Conseil et Commission restent très divisés, la Commission souhaitant pouvoir décider à son niveau de la réintroduction de contrôles internes dans tel ou tel pays et s'opposant à une partie des États membres, France et Allemagne en tête.

Ce point sensible des nouvelles règles de Schengen devrait d'ailleurs être discuté lors de la prochaine réunion des ministres européens de l'Intérieur, à Bruxelles le 14 décembre. (SP)

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