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Bulletin Quotidien Europe N° 10503
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/cohÉsion

Plus de local, le ton est donné avant le Conseil informel

Poznan, 25/11/2011 (Agence Europe) - « Nous avons fourni un langage commun et des orientations, mais cela ne sera efficace que si l'on répond aux besoins locaux », a déclaré le commissaire européen en charge de l'emploi, Laszlo Andor, lors d'une conférence dédiée au développement territorial intégré organisée par la présidence polonaise de l'UE le jeudi 24 novembre à Poznan (Pologne). Au cours des discussions précédant le Conseil informel sur la politique régionale du vendredi 25 novembre, les ministres en charge du Développement régional et les commissaires européens Andor et Hahn ont déjà eu l'occasion de s'exprimer. Ils s'accordent à penser que, pour une approche territoriale intégrée réussie, il faut aller au-delà de l'approche sectorielle en la complétant en fonction des spécificités des régions.

Approche intégrée. La coopération territoriale, qui repose sur le fonds prévu dans le paquet législatif pour la future politique de cohésion en 2014-2020 proposé par la Commission, a pour objectif de mieux répondre aux besoins des régions plus isolées du centre décisionnel de leur pays.

Les ministres hongrois, letton, tchèque et suédois à la Politique régionale ont présenté comment le développement territorial est appliqué dans leur pays, et quelles sont leur bonnes recettes à ce sujet, gardant toujours en tête les négociations qui viennent d'être entamées sur les propositions législatives de la Commission sur les fonds structurels. Pour Gyorgyi Nyikos, secrétaire d'État adjointe pour les Affaires de développement en Hongrie, les avantages de l'approche intégrée sont évidents, mais il faudrait que cela devienne un principe général de la politique de cohésion ; à ce stade cela demeurait un élément isolé. Son homologue letton Edmundus Sprudzs, ministre en charge du Développement régional, se réjouit néanmoins que les propositions permettent de faire la promotion de cette approche avec des solutions pratiques pour la mettre en place au niveau national et sous-national: « Il reste à faire des choix stratégiques pour en tirer profit au mieux », estime-t-il. Cela fait écho à la déclaration de Johannes Hahn, le commissaire européen chargé de la Politique régionale, ouvrant la session: « Le cadre stratégique commun va guider les États membres et les régions dans la conception d'approches territoriales qui répondent aux défis auxquels nos territoires font face: comment développer des stratégies vraiment territoriales, comment les différents fonds peuvent mieux interagir au niveau régional et comment les objectifs territoriaux peuvent contribuer à ces stratégies ? »

Mais le plus important c'est de bien prendre en compte les diversités des régions, et donc de dépasser une approche sectorielle, rappelle le ministre tchèque du Développement régional, Daniel Braun. Il est soutenu en ce sens par la suédoise Annie Lööf, qui estime qu'il faut trouver le bon mix politique pour chaque région individuelle. Elle ajoute que, pour exploiter au mieux le potentiel des territoires, il faut une bonne coopération entre les régions, les secteurs, et les différents niveaux administratifs.

Le paquet législatif au sens large. Aussi invité a commenter son paquet législatif à l'approche du Conseil sur la politique régionale, Johannes Hahn, le commissaire européen à la Politique régionale, a estimé durant cette conférence qu'il valait mieux ne pas perdre trop d'énergie à discuter des compétences mais davantage se concentrer sur les programmes de travail. « Le fonds pour de développement rural signifie le développement des zones rurales et pas seulement du fonds ». Le commissaire doit de plus en plus faire face à des voix dissonantes, issues tant des organes de l'Union que des États membres, pour critiquer certains points de la proposition législative. Mais il assure que « la Commission n'a aucun intérêt à rendre les choses plus compliquées. Au contraire, nous avons un intérêt commun pour rendre cette politique plus rationnelle, simple et rapide pour délivrer les investissements sur le terrain ». M. Hahn, en rappelant toujours que le paquet est ambitieux, attire surtout l'attention sur les négociations budgétaires pour le prochain cadre financier multi- annuel, dont la politique de cohésion dépend. L'occasion pour le président de la Conférence des régions périphériques maritime, Jean Yves Le Drian, également invité à la table, de demander, « la sanctuarisation du budget » et de l'architecture de cette politique tels que proposés par la Commission « en s'opposant à toute pression exercée de la part des États contributeurs nets qui demandent une baisse sensible du cadre budgétaire ». (MD)

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