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Bulletin Quotidien Europe N° 10501
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) pe/cohÉsion

Les députés doivent reconnaître les sacrifices grecs

Poznan, 23/11/2011 (Agence Europe) - Venu défendre les sacrifices consentis par la Grèce auprès des parlementaires européens, Michalis Chrysochoidis, le ministre grec en charge de la politique de cohésion, a tenu un discours plutôt engageant sur les progrès réalisés pour mieux absorber les fonds structurels européens, sans négliger le fait que le rythme doit rester soutenu. Invité à s'exprimer devant la commission parlementaire du développement régional, mardi 22 novembre, il a insisté auprès des députés sur le fait que « nous ne voulons pas de chèque en blanc mais une reconnaissance des sacrifices du peuple grec. Nous avons réalisé des progrès mais il faut encore des efforts importants de la part du peuple, des travailleurs, des entreprises et de l'économie réelle ».

Taux d'absorption en hausse. Après avoir détaillé les priorités et actions actuelles pour relancer la croissance, telles que l'amélioration de la productivité des entreprises, ou la lutte contre la fraude fiscale et l'inflation, il s'est attardé sur les efforts, payant vraisemblablement, pour absorber un maximum les fonds de la politique de cohésion. Le ministre Chrysochoidis a salué le soutien du commissaire européen responsable de la politique régionale, qui a permis de mieux baliser les travaux en ce sens. Il a annoncé aux députés qu'entre juin et octobre le taux d'absorption avait augmenté de 30% par rapport à la même période l'année précédente. Un message encourageant donc, mais le rythme doit s'accélérer et des efforts doivent encore être consentis notamment pour simplifier les procédures, réduire la bureaucratie, avoir une meilleure communication entre les autorités régionales et centrales. L'ambition du ministre grec est d'utiliser ces fonds structurels pour « créer des infrastructures appropriés (ndlr: autoroutières principalement), et trouver des solutions au problème de chômage qui touche 45% des jeunes ». Pour cela, le ministre place son espoir dans un fond de garantie de 1,5 milliard d'euros qui pourrait permettre ces projets d'infrastructure.

Économie réelle. Mais ce qui retient particulièrement l'attention de M. Chrysochoidis, ce sont surtout les problèmes de liquidités auxquels sont confrontées les entreprises, qui n'ont même pas les fonds pour acheter la matière première, a-t-il insisté. L'argent supplémentaire issu des fonds structurels, qui pourrait être dégagé pour la Grèce si un relèvement de 10% du taux de cofinancement est accepté par le Parlement européen et le Conseil d'ici la fin de l'année (la commission parlementaire du développement régional a déjà donné son aval), pourrait contribuer aussi à soulager l'économie réelle et à améliorer l'accès aux liquidités. La présidente de la commission parlementaire du développement régional, Danuta Hübner, qui avait effectué une visite en Grèce en septembre, est également d'avis que le salut du pays passe par l'économie locale. « La croissance venant d'en bas est vraiment le futur désormais pour la Grèce, le plus important est de soutenir la croissance », a-t-elle déclaré à l'Agence Europe.

Elle a salué aussi des efforts consentis dans ce sens, et a réitéré la volonté du Parlement européen de travailler en coopération avec les autorités grecques, surtout pour une meilleure absorption des fonds structurels. (MD)

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