Bruxelles, 15/11/2011 (Agence Europe) - Le président serbe Boris Tadic a annoncé, dimanche 13 novembre, que le Conseil européen du 9 décembre, au cours duquel les États membres devront se prononcer sur le statut de candidat de Belgrade n'est pas crucial. « Il est préférable d'obtenir en décembre 2012 le statut de candidat et la date d'une ouverture pour les négociations que d'obtenir seulement le statut de candidat en décembre », a-t-il déclaré à la télévision serbe Prva. « L'UE est la meilleure option que nous avons devant nous et nous pouvons mener des réformes en suivant le modèle des sociétés européennes. Cependant, si nous renonçons au nord du Kosovo, cela ne signifie pas que nous irons plus vite vers l'UE», a-t-il ajouté.
Pour le vice-premier ministre Bozidar Djelic, chargé de l'Intégration européenne, la Serbie doit avant tout renouer le dialogue avec le Kosovo et appliquer les accords déjà conclus. « C'est la condition de toutes les conditions » pour le statut de candidat, a-t-il expliqué, mardi 15 novembre, dans le quotidien Vecernje Novosti. « La reprise du dialogue est un but stratégique et dans notre plus grand intérêt », a-t-il ajouté. Avec le président serbe et le ministre des Affaires étrangères Vuk Jeremic, il va se rendre dans plusieurs capitales européennes pour les convaincre « que le statut de candidat n'est pas un privilège mais quelque chose que nous avons mérité ».
En marge du Conseil des Affaires générales du 15 novembre, le ministre français des Affaires européennes Jean Leonetti a souligné les « efforts considérables de la Serbie ». « Quand on voit le chemin parcouru et la volonté des Serbes, il est logique de leur octroyer le statut. Bien entendu l'évolution des négociations ultérieures dépend de ce dialogue entre Belgrade et Pristina », a-t-il expliqué, rappelant que l' « on ne rentre pas dans l'UE si on a un conflit avec ses voisins ».
Selon le principal négociateur serbe Borislav Stefanovic, le dialogue, suspendu depuis septembre, pourrait reprendre d'ici la fin de semaine. Il a assuré entretenir des contacts quotidiens avec le médiateur de l'UE, Robert Cooper, pour déterminer l'ordre du jour des négociations. La Commission a précisé être en contact avec les parties, qui sont prêtes à discuter, mais elle n'a pas confirmé la date de reprise des négociations. (CG)