login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10495
Sommaire Publication complète Par article 22 / 29
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) pe/cohÉsion

Augmenter le cofinancement au plus vite

Bruxelles, 15/11/2011 (Agence Europe) - Un coup de pouce pour les pays les plus durement touchés par la crise pourrait être accordé grâce un relèvement temporaire du taux de cofinancement par l'UE. 10% supplémentaires d'argent européen dans les programmes de cohésion seraient accordés d'ici fin 2013 à six pays, chiffrant la participation européenne jusqu'à 95% dans certains cas. La Grèce, l'Irlande, le Portugal, la Roumanie, la Lituanie et la Hongrie pourraient être les premiers concernés, mais d'autres États membres pourraient être éligibles à ce soutien européen.

La commission parlementaire en charge de la politique régionale s'est montrée en faveur de la proposition prévoyant une dérogation au règlement général sur les fonds structurels (n° 1083/2006, Fonds européen de développement régional, le Fonds social européen et le Fonds de cohésion), sous certaines conditions. La commission compétente a en effet soutenu à une large majorité (26 voix pour, aucune contre, 3 abstentions) le projet de rapport de Danuta Hübner (PPE, polonaise) sur l'augmentation des sommes versées à certains États membres, lors de sa réunion du lundi 14 novembre à Strasbourg. Le rapporteur tenait particulièrement à ce relèvement du taux de cofinancement pour contribuer à la reprise économique. Danuta Hübner, également présidente de la commission parlementaire et ancienne commissaire européenne en charge de la politique régionale, explique que « des actions rapides pour aider ceux qui sont le plus touchés par la crise ont été notre priorité. Un relèvement temporaire des plafonds de cofinancement n'affectera pas le financement européen régional total dans les États membre, mais il permettra de concentrer les fonds sur l'achèvement de certains projets et donc diminuer la pression sur les budgets nationaux ». Elle insiste sur le fait que le mécanisme doit être mis en place rapidement, mais selon des conditions claires et transparentes.

Un cofinancement plus élevé pour ces pays en difficulté suppose donc que ceux-ci établissent des priorités dans leurs projets et que ceux-ci fassent la promotion de la croissance, de l'emploi et de la compétitivité. Ces pays doivent également démontrer qu'ils ne sont pas en mesure de mettre sur la table la contrepartie financière qui leur était demandée initialement pour financer les projets de développement régional.

Les parlementaires insistent sur le fait qu'il s'agira d'une mesure temporaire et qu'il n'est pas prévu que le principe soit automatiquement reconduit pour la période de programmation 2014-2020 des fonds structurels. (MD)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES