Bruxelles, 12/10/2011 (Agence Europe) - Dix députés européens du Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne (GUE ) ont demandé à la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères de condamner Israël pour son non respect du droit international et pour le fait que le gouvernement maintient les prisonniers palestiniens en isolement. Les députés demandent aussi à Catherine Ashton de menacer l'État hébreu de suspendre l'accord d'association UE-Israël. « Ne serait-il pas envisageable de condamner et d'exiger à nouveau du gouvernement d'Israël le respect des résolutions des Nations unies en utilisant la possibilité de geler l'accord d'association avec l'UE compte tenu de la violation flagrante de l'article 2 (sur les droits de l'homme, ndlr) dudit accord ? », ont demandé Patrick Le Hyaric, Nikolas Chountis, Willy Meyer, Kyriacos Triantaphyllides, Sabine Wils, Dannis de Jong, Bairbre De Brun, Sabine Lösing, Paul Murphy, Marisa Matias, Miguel Portas, Elie Hoarau et Jacky Henin dans une lettre datée du 10 octobre envoyée à Catherine Ashton. Les députés ont également exigé l'envoi « immédiat » d'une mission d'enquête internationale pour évaluer les conditions d'incarcération des prisonniers palestiniens.
Les élus accusent Israël d'imposer aux détenus palestiniens un isolement continu de plus de trente jours et d'interdire les visites, ce qui est contraire à la Convention de Genève, signé par le pays. « Les prisonniers palestiniens font souvent l'objet d'actes de vengeance de la part des gouvernements successifs israéliens », dénoncent-ils. Ils mettent en avant des mesures punitives prises à la demande de Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, tels que des restrictions drastiques, voire la suppression des droits de visite des familles, l'augmentation de la peine de prison de 20 jours par année passée en incarcération, la généralisation et l'augmentation de la durée d'isolement des détenus… « Cette période peut atteindre plusieurs années, jusqu'à une dizaine dans certains cas », soulignent les députés.
Ils ont également rappelé que des milliers de Palestiniens ont entamé depuis le 28 septembre une grève de la faim pour dénoncer l'isolement carcéral et la détérioration de leurs conditions de détention. (CG)