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Bulletin Quotidien Europe N° 10472
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/euro

EFSF, appel en faveur d'un 2ème vote slovaque… positif cette fois

Bruxelles, 12/10/2011 (Agence Europe) - Les présidents du Conseil européen Herman Van Rompuy et de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso ont pris note, mercredi 12 octobre, de l'opposition exprimée par le parlement slovaque au renforcement des compétences du fonds européen de sauvetage, la Facilité EFSF. « Nous demeurons confiants que les autorités slovaques et le parlement sont tout à fait conscients de l'importance décisive d'une EFSF améliorée et plus flexible afin de préserver la stabilité financière dans la zone euro. C'est dans l'intérêt de tous les pays de la zone euro, y compris du peuple slovaque », déclarent-ils dans un communiqué conjoint. Ils appellent les parlementaires slovaques à dépasser les querelles politiques à court terme et « à saisir la prochaine occasion afin d'assurer une adoption rapide » des décisions prises fin juillet par le Sommet de l'Eurozone. La Slovaquie est le dernier pays de la zone euro appelé à ratifier ces décisions, après le vote positif de Malte en début de semaine.

Mardi, le parlement slovaque a refusé d'entériner l'accroissement à 440 milliards d'euros de la force de frappe de l'EFSF ainsi qu'une flexibilisation du fonds (rachats d'obligations souveraines, prêt conditionnel à un pays pour soutenir le secteur bancaire). Sur 124 députés ayant pris part au vote, 55 étaient pour la ratification du renforcement de l'EFSF, 9 contre et 60 se sont abstenus. Le gouvernement slovaque s'est avéré incapable de faire adopter la mesure uniquement avec les voix de la majorité, le parti libéral SaS de la coalition quadripartite refusant d'apporter son soutien. Les voix de l'opposition de gauche, qui réclame des élections anticipées contre son soutien, seront donc nécessaires. Un 2ème vote devrait avoir lieu d'ici la fin de la semaine.

Les difficultés slovaques à entériner les décisions du sommet de l'Eurozone ont fait ressurgir la question de l'unanimité nécessaire pour la ratification des décisions prises dans l'urgence au niveau intergouvernemental, méthode sur laquelle fonctionne l'EFSF. Il faut pleinement respecter les processus démocratiques nationaux mais « il convient d'équilibrer ces processus avec le besoin d'adopter à temps des décisions exhaustives et efficaces », a reconnu une porte-parole de la Commission, pour qui l'épisode slovaque constitue « une bonne illustration des limites » du processus décisionnel dans la zone euro. « Après des mois de tergiversations, la méthode intergouvernementale nous ramène à la case 'départ'. Si les États membres n'ont pas encore retenu les leçons ni constaté les coûts d'un processus décisionnel lent et inefficace, ils vont le faire maintenant. (…) C'est la faiblesse fondamentale de la gouvernance de la zone euro où des décisions urgentes et cruciales sont à la merci de 17 parlements nationaux », déplore le chef des libéraux au Parlement européen. Selon le Belge Guy Verhofstadt, l'EFSF devrait fonctionner comme « un Fonds monétaire européen opérant indépendamment des gouvernements nationaux ». Le chef du groupe PPE, le Français Joseph Daul, a dénoncé l'attitude des libéraux et sociaux-démocrates slovaques qui ont refusé d'entériner le renforcement de l'EFSF. Selon l'Autrichien Hannes Swoboda (S&D), il revient au gouvernement slovaque de faire des « propositions constructives » à la gauche slovaque, telles que la perspective de « nouvelles élections », afin de créer les conditions d'une forte majorité politique en Slovaquie en faveur du renforcement de l'EFSF. (MB)

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