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Bulletin Quotidien Europe N° 10472
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/commerce

Corée du Sud, libre-échange, progresser sur le non tarifaire

Bruxelles, 12/10/2011 (Agence Europe) - À la tête d'un comité de supervision, le commissaire au Commerce Karel De Gucht et le ministre sud-coréen du Commerce Kim Jong-hoon ont fait le bilan, mercredi 12 octobre à Séoul, de la mise en oeuvre de l'accord bilatéral de libre-échange entre l'UE et la Corée du Sud, 100 jours après son entrée en vigueur le 1er juillet dernier. Si les premiers chiffres disponibles révèlent une hausse des échanges bilatéraux depuis l'été, Séoul devra veiller à la suppression effective de ses barrières non tarifaires, en particulier dans le secteur automobile.

« Je suis ravi que la première réunion du comité conjoint de supervision de l'accord se soit révélée si précieuse pour éclaircir un certain nombre de questions en suspens grâce à l'engagement et au pragmatisme des deux parties. Nous nous attendions à ce que les premiers mois soient un vrai test pour cet accord de nouvelle génération. Je suis heureux de voir qu'il l'a passé avec brio », commente le commissaire De Gucht, dans un communiqué publié après la réunion du comité mixte.

Cent jours après l'entrée en vigueur de l'accord bilatéral de libre-échange le plus ambitieux jamais négocié par l'UE auparavant, qui prévoit la suppression, dans un délai de cinq ans, de 98,7% des droits applicables à la valeur des échanges bilatéraux de produits industriels et de presque tous les produits agricoles, les premiers chiffres révèlent une hausse des échanges bilatéraux cet été. Mais des obstacles importants à sa bonne mise en œuvre demeurent. Sont essentiellement visées des barrières réglementaires.

Mardi, les parties ont convenu des moyens de combler les lacunes dans la mise en œuvre de l'accord, en particulier dans les secteurs des véhicules à moteur et de l'électronique. Sur l'automobile, les parties ont abordé les questions de l'accès au marché sur les pneus et les règles de vérification après-vente pour les émissions de moteurs diesel et les normes de sécurité. Sur l'électronique, les parties ont évoqué la question de la reconnaissance mutuelle pour les tests sur les produits électroniques, explique l'exécutif européen.

Le commissaire De Gucht a en outre insisté sur la nécessité pour l'UE et la Corée du Sud d'utiliser l'accord de libre-échange et leur partenariat pour forger des normes communes à l'avenir sur des produits tels que les véhicules électriques. Une démarche nécessaire, à ses yeux, pour garantir que l'Europe, la Corée du Sud et leurs principaux partenaires commerciaux restent leaders sur le marché mondial en matière de normes, que leurs entreprises restent compétitives et leurs consommateurs disposent du meilleur choix.

Enfin, le comité conjoint a identifié un certain nombre de domaines où des travaux supplémentaires des deux parties sont nécessaires pour réduire le fardeau administratif qui empêche la fluidité des échanges, comme les procédures complexes visant les importations en Corée du Sud de produits agricoles européens.

En marge de la réunion, M. De Gucht a invité le milieu européen des affaires à donner des retours et signaler à ses services des lacunes dans la mise en œuvre de l'accord. Les entreprises européennes sont en outre appelées à se faire certifier « exportateur européen » auprès de leur administration nationale des douanes, une condition nécessaire pour jouir de la suppression des droits de douane prévue par l'accord.

L'accord de libre-échange UE/Corée du Sud fera l'objet d'une conférence organisée par la Commission le 27 octobre à Bruxelles, visant à sensibiliser les opérateurs économiques aux avantages qu'ils peuvent en tirer (plus d'informations sur le site de la DG Commerce: http://www.ec.europa.eu/trade ). (EH)

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