Bruxelles, 12/10/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a proposé mercredi 12 octobre d'ouvrir les négociations d'adhésion avec le Monténégro. « Ce pays a fait de bons progrès, en particulier dans les domaines identifiés comme prioritaires dans l'avis 2010 de la Commission, avec des résultats satisfaisants, et est maintenant prêt à ouvrir les négociations d'adhésion », a souligné la Commission. « Mais on n'est pas au bout du chemin, on est au début d'un voyage qui sera difficile », a prévenu le commissaire européen à l'Élargissement, Stefan Füle.
Le Monténégro sera le premier pays à bénéficier d'une nouvelle approche sur les règles de droit et les réformes de l'administration publique. Ainsi, la Commission recommande désormais d'ouvrir les chapitres 23 et 24 qui portent sur les droits fondamentaux, la règle de droit et la réforme judiciaire, au début de la procédure d'adhésion, et de les clôturer en dernier lieu. « Le but de cette nouvelle approche est de permettre des négociations avec une interaction permanente avec la Commission, les États membres et les pays candidats, a souligné M. Füle, pour qui « cela nous permettra d'adopter de nouvelles législations (…) de donner des résultats concrets ».
Le rapport sur le Monténégro souligne que le cadre législatif et institutionnel a été considérablement amélioré. Cependant, la mise en place de la législation « reste un défi ». Des mesures satisfaisantes ont aussi été prises pour mettre en œuvre des politiques anti-discrimination, assurer des droits aux personnes déplacées et dans la lutte contre la corruption et le crime organisé, mais le pays doit poursuivre ses efforts. Les progrès du pays dans l'établissement d'une économie de marché viable sont aussi soulevés, mais « des problèmes structurels de l'économie du Monténégro » persistent. Le pays doit aussi continuer à mettre en œuvre l'accord de stabilisation et d'association. (CG)