Bruxelles, 24/06/2011 (Agence Europe) - Les chefs d'État et de gouvernement européens ont à nouveau demandé, vendredi 24 juin, au dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, d'abandonner le pouvoir, et ils ont exprimé leur soutien au Conseil national de transition (CNT), qui représente le mouvement des rebelles. Au cours d'un Sommet de deux jours à Bruxelles, les dirigeants européens ont déclaré que le colonel Kadhafi subissait une pression intense visant à son retrait, au moment où les Européens luttent pour maintenir l'intensité de leurs attaques avec un soutien limité des États-Unis. « Nous faisons preuve de réelle unité en matière d'objectif et de volonté politique, en ce qui concerne la question sensible de la Libye. Nous devons être patients, et nous devons être persistants », a déclaré le Premier ministre britannique David Cameron à des journalistes, après le Sommet européen. Il a ajouté que les ministres et officiers de M. Kadhafi l'abandonnaient et qu'il était primordial de poursuivre la mise en place de sanctions. « Je pense que c'est le colonel Kadhafi et son régime qui sont dans l'urgence, pas nous », a affirmé M. Cameron, dont le pays a mené des frappes contre le régime de Tripoli, aux côtés de la France. Lorsqu'on lui a demandé combien de temps durerait la campagne, qui a débuté en mars, le président français Nicolas Sarkozy n'a pas souhaité répondre, déclarant: « Tout ce que je pourrais dire ne ferait qu'informer M. Kadhafi au sujet de nos intentions ». M. Cameron a demandé qu'un « réel soutien » soit apporté au CNT des rebelles. Il a affirmé qu'ils n'étaient ni des islamistes, ni des extrémistes, ni des groupes tribaux, mais simplement des personnes souhaitant une Libye plus unie et plus démocratique.
Les dirigeants de l'UE ont également condamné la « répression continue et inacceptable et la violence consternante avec laquelle le régime syrien continue à réprimer ses propres citoyens ». Ils ont affirmé que le régime du président Bachar al-Assad « remet sa propre légitimité en question » par ses actes de répression. Ils ont également fait part de leur « profonde inquiétude » au sujet de rapports sur l'activité militaire syrienne aux frontières avec la Turquie, et ont renouvelé leur appel à la plus grande retenue. Après leur rencontre, une nouvelle série de sanctions est entrée en vigueur. L'UE vise désormais 30 personnes, dont Bachar al-Assad, avec un gel des avoirs et une interdiction de visa. Quatre entreprises sont également touchées. Trois membres importants de la Garde Républicaine iranienne, accusés de fournir des équipements permettant au régime syrien de réprimer son propre peuple, ont été ajoutés à la liste, vendredi. (LoC)