login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10405
Sommaire Publication complète Par article 23 / 46
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/agriculture

E-Coli et aide aux démunis au Conseil mardi

Bruxelles, 24/06/2011 (Agence Europe) - Consacré aussi à certains dossiers pêche (voir plus bas), le prochain Conseil des ministres de l'Agriculture des pays de l'Union européenne, mardi 28 juin à Luxembourg, traitera des implications sanitaires de la crise de l'E. Coli et de ses répercussions sur le marché des légumes. À la demande de l'Italie, les ministres européens évoqueront également le programme d'aide alimentaire en faveur des personnes démunies vivant dans l'UE dont les crédits ont été fortement réduits pour 2012.

La crise de l'E.Coli a fait l'objet d'un débat lors de la réunion, le 20 juin, des experts du Comité spécial agricole (CSA). Si la plupart des pays sont satisfaits par le déblocage rapide d'une enveloppe de 210 millions d'euros pour dédommager les producteurs de légumes, certains sont très critiques sur les modalités d'application de ce programme. L'Espagne, l'Allemagne et la Pologne et l'Italie déplorent que les mesures de compensation soient réservées à un nombre limité de légumes (laitues, tomates, concombres, courgettes, poivrons) alors que d'autres produits ont aussi été affectés par la crise. L'Espagne et l'Allemagne souhaitent une extension des mesures aux choux, radis et roquette et la Pologne aux champignons. La Belgique et le Danemark ont estimé, pour leur part, que les producteurs ayant préféré vendre leurs produits à bas prix plutôt que les détruire doivent également être indemnisés.

L'Espagne, la France, la Grèce, la Belgique et l'Italie ont demandé à la Commission européenne de prévoir rapidement des mesures de promotion pour restaurer la confiance des consommateurs. Si chaque État membre, a indiqué la Commission, peut engager des campagnes au niveau national, les procédures pour la mise en place de campagnes européennes sont « juridiquement contraignantes ». Les autorités nationales, a-t-elle expliqué, doivent faire des propositions sous forme de manifestations d'intérêt et les campagnes ne peuvent commencer qu'une fois l'évaluation terminée. Dans ces conditions, la Commission estime qu'une campagne européenne ne pourra pas débuter avant l'automne. La France a estimé que le niveau des aides doit être fixé en se basant sur les prix historiques des marchés nationaux.

L'Italie, avec le soutien de 14 États membres (France, Pologne, Belgique, Estonie, Espagne, Lettonie, Bulgarie, Lituanie, Hongrie, Malte, Portugal, Roumanie, Slovénie et Slovaquie) entend se mobiliser pour défendre le programme européen de distribution de denrées alimentaires aux personnes les plus démunies vivant dans l'UE. Après un verdict des juges européens, l'enveloppe prévue pour ce programme en 2012 a diminué de 500 à 113 millions pour 2012 (compte tenu du niveau très bas des stocks d'intervention). Un groupe de pays (Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Suède, Danemark et République tchèque) plaide pour la fin de ce programme (car il relève de la politique sociale, et pas agricole, selon eux). Ces pays forment une minorité de blocage. Toutefois, la position de la République tchèque est susceptible d'évoluer dans la mesure où ce pays, contrairement aux cinq autres, participe à ce programme d'aide alimentaire. Un oui tchèque à ce programme permettrait au Conseil des ministres de l'UE de disposer de la majorité qualifiée nécessaire pour adopter la proposition de la Commission sur la poursuite de ces actions.

La France présentera les résultats de la réunion des ministres de l'Agriculture du G20 (voir autre nouvelle plus haut). (L.C.)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
INFORMATIONS GÉNÉRALES
CALENDRIER
SUPPLÉMENT