Bruxelles, 24/06/2011 (Agence Europe) - Si un accord définitif concluant les négociations de Doha d'ici la fin de l'année est désormais exclu, Pascal Lamy veut un accord en décembre sur un ensemble de textes ministériels prévoyant en particulier des avantages commerciaux pour les pays les moins avancés.
Le directeur général de l'OMC a demandé le 22 juin aux pays membres de l'OMC de se concentrer sur la négociation d'un paquet de compromis à ficeler lors de la prochaine conférence ministérielle de l'OMC en décembre prochain à Genève. Après avoir admis fin mai l'impossibilité de conclure le round de Doha dans sa totalité d'ici la fin de l'année, Pascal Lamy entend toutefois obtenir des pays membres un accord a minima, reposant sur des avantages commerciaux pour les membres les plus démunis (les PMA), ainsi que des progrès sur la facilitation des échanges, la concurrence à l'exportation, les subventions à la pêche, le mécanisme de surveillance du traitement spécial et différencié, et les biens et services environnementaux.
« Il en résulte beaucoup de travail et bien des défis, sans garantie de réussite. Il nous faut absolument être au clair d'urgence sur ce que nous pouvons ou ne pouvons pas obtenir en décembre pour se mettre au travail sans délai », a insisté M. Lamy, rappelant en particulier que les PMA attendent depuis la conférence de Hong Kong en 2005 un accord sur l'accès au marché sans droits ni quotas (duty-free/quota-free), les règles d'origine, le coton et la dérogation (waiver) sur les services.
Le commissaire au Commerce Karel De Gucht avait plaidé la veille pour la conclusion en décembre d'un paquet de compromis a minima, reposant à la fois sur des mesures pour les PMA et sur « un équilibre adéquat de concessions » entre en particulier les États-Unis, l'UE, le Brésil, la Chine et l'Inde. (E.H.)