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Bulletin Quotidien Europe N° 10405
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CONSEIL EUROPÉEN / (ae) sommet

Cameron, le Royaume-Uni bloque les fonds de l'UE à la Grèce

Bruxelles, 24/06/2011 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique David Cameron a exprimé sa satisfaction, vendredi 24 juin, quant à la décision du Royaume-Uni de ne pas financer le plan d'aide européen à la Grèce. S'exprimant devant des journalistes après le Sommet à Bruxelles, M. Cameron a également souligné qu'il était important pour l'UE de renforcer le secteur bancaire afin de se prémunir contre tous conflits économiques futurs. « Nous n'étions pas impliqués dans le premier plan d'aide à la Grèce, nous n'avons pas été impliqués dans les négociations portant sur un éventuel plan d'aide à la Grèce, j'estime donc qu'il est tout à fait juste de ne pas avoir recours au Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF) pour de futurs paiements, en ce qui concerne la Grèce », a-t-il déclaré. Cela signifie qu'une somme d'environ 11 milliards d'euros du MESF ne pourra pas être utilisée pour aider Athènes à faire face à sa crise de la dette. « Je souhaitais m'assurer, à l'occasion de ce Conseil européen, que l'on ne demanderait pas au Royaume-Uni de faire cela. Je voulais obtenir des garanties et les ai obtenues, je continuerai toutefois à être vigilant sur la question », a-t-il dit. « L'ensemble des pays européens devraient utiliser le temps qu'ils ont à leur disposition pour renforcer les banques et leur bilan financier, et s'assurer de remplir toutes les conditions leur permettant d'être forts et de faire face à d'éventuels problèmes et difficultés », a-t-il ajouté.

M. Cameron a déclaré que le Royaume-Uni souhaitait la prospérité et la croissance de la zone euro, mais que son pays n'adopterait jamais la monnaie unique. « Parfois, des pays différents nécessitent des taux d'intérêt différents et nous avons besoin d'avoir cette flexibilité. Aujourd'hui, c'est précisément de cela qu'il s'agit », a-t-il affirmé. « Il est certain que tant que j'occuperai ce poste, il ne sera pas envisageable que le Royaume-Uni rejoigne la zone euro ».

Le dirigeant britannique a également critiqué les plans de l'UE pour un nouveau bâtiment du Conseil à Bruxelles. « Il faut s'assurer qu'il soit réalisé avec économie et efficacité, à un moment où nous devons réduire les dépenses chez nous. Nos électeurs, nos constituants, notre public veulent voir l'UE faire des économies, pas des dépenses », a-t-il affirmé. Il a ajouté que le bâtiment actuel remplissait parfaitement ses fonctions, mentionnant également la qualité de la nourriture. Selon lui, il est important que les dirigeants européens ne soient pas perçus comme vivant dans une « cage dorée ».

Abordant la question de la Libye, M. Cameron, dont le pays a mené des frappes contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, a déclaré que l'UE faisait montre de « réelle unité en termes d'objectifs et de volonté politique », en maintenant le cap. « Nous devons être patients, et nous devons être persistants. Je pense que c'est le colonel Kadhafi et son régime qui sont dans l'urgence, pas nous », a-t-il affirmé. Il a exhorté ses partenaires européens à soutenir pleinement le Conseil national de transition, soulignant que ses membres n'étaient ni des islamistes, ni des extrémistes et qu'ils souhaitaient une Libye unie et démocratique. (LoC)

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