Bruxelles, 24/06/2011 (Agence Europe) - L'Irlande, plus que jamais « déterminée » à sortir de la crise et à respecter le programme d'austérité imposé par le plan de sauvetage FMI/UE, craint les dommages collatéraux d'un éventuelle faillite de la Grèce. « Nous devrions être protégés au cas où quelque chose arrivait à la Grèce », à savoir si le programme d'austérité était rejeté la semaine prochaine par le parlement grec, a dit le Premier ministre Enda Kenny devant la presse après le sommet. Le gouvernement irlandais ne peut accepter « dans aucune circonstance » que les énormes efforts de sortie de la crise actuellement entrepris en Irlande soient sapés par un scénario catastrophe en Grèce. « Nous avons demandé et obtenu ces clarifications », a dit M. Kenny sans toutefois vouloir préciser. Selon lui, les autres dirigeants européens ont noté « avec satisfaction » que l'Irlande est « bien lancée » pour mettre en œuvre ses engagements budgétaires dans le cadre du bail-out tout en gagnant en compétitivité économique. Le pays entend aussi retourner sur les marchés « le plus rapidement possible ».
Taux d'intérêt et taxe sur les sociétés. M. Kenny a aussi eu une entrevue bilatérale « très conviviale » avec le président français Nicolas Sarkozy pour parler, essentiellement, du lien établi par Paris et Berlin entre la baisse souhaitée par Dublin des taux d'intérêt sur les prêts accordés par le fonds de sauvetage EFSF, d'une part, et l'augmentation de la taxation des entreprises en Irlande, d'autre part. La France continue à insister sur cette réduction de la corporate tax mais « nous n'allons pas faire cela. C'est très clair », a dit M. Kenny qui a souligné à plusieurs reprises que la réduction des taux d'intérêt sur les prêts du bail-out avait été « convenue ». Les experts techniques poursuivront leurs discussions sur ce sujet, a dit M. Kenny. (H.B.)