login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10405
Sommaire Publication complète Par article 14 / 46
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) sommet

Berlusconi sur Draghi, la Grèce et l'immigration

Bruxelles, 24/06/2011 (Agence Europe) - Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a tenu une longue conférence de presse après le sommet des chefs d'État et de gouvernement, le 24 juin à Bruxelles. Il a fait un tour d'horizon des décisions prises et des sujets traités.

À propos de la nomination de Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne, M. Berlusconi, a parlé d'un « succès personnel » de l'intéressé, mais aussi d'un succès de l'Italie et de son gouvernement, qui « souligne le rôle que nous avons à l'intérieur du Conseil des chefs d'État et de gouvernement ». Il a confirmé le retrait de Lorenzo Bini Smaghi de son poste au comité exécutif de la BCE, une décision que l'intéressé a communiquée peu avant le Somment au président Van Rompuy, au même Silvio Berlusconi et au président Sarkozy, réticent quant à la présence de deux ressortissants d'un même pays dans cette enceinte. Il n'a cependant pas voulu préciser si M. Bini Smaghi allait remplacer M. Draghi comme gouverneur de la Banque d'Italie, se limitant à indiquer que son nom pourrait figurer dans le « cercle » des candidats potentiels (les autres étant MM. Saccomanni, Grilli et, éventuellement, Visco).

Le Premier ministre italien a confirmé l'engagement fort des dirigeant européens, parallèlement aux politiques de rigueur, à mettre en œuvre des politiques créatrices d'emplois, notamment par des « choix clairs » en faveur des PME (régimes facilités et des procédures bureaucratiques allégées). L'Italie « a déjà fait beaucoup et fera encore plus », a-t-il indiqué.

Concernant la Grèce, il a confirmé la confiance des dirigeants européens dans le plan de réformes grec et garanti la volonté unanime d'assurer la stabilité financière de l'Eurozone en procurant une assistance maximale à ce pays. Mandat a été donné au Conseil Écofin du 23 juillet prochain d'évaluer l'évolution de la crise, a-t-il indiqué, confirmant les pressions exercées par les autres dirigeants conservateurs sur le dirigeant de du parti d'opposition grec, M. Samaras, lors du sommet du PPE, afin qu'il mette l'intérêt national au dessus des disputes de parti. Le plan du Premier ministre grec contesté par M. Samaras est avant tout un plan imposé par le FMI et l'UE pour réaliser des réformes certes très douloureuses, mais nécessaires, a indiqué M. Berlusconi. La situation économique peut-elle dégénérer aussi en Italie ? M. Berlusconi s'est voulu rassurant en indiquant que l'Italie n'est pas la Grèce et que, même si la dette publique y est élevée, le secteur financier et bancaire privé italien est solide, avec un fort taux d'épargne privée, un nombre élevé de ménages propriétaires de leur logement, une balance commerciale fortement excédentaire et des réformes bien engagées notamment en ce qui concerne les pensions.

À propos de l'immigration, M. Berlusconi a insisté sur l'engagement des dirigeants européens, inscrit dans les Conclusions à la demande de l'Italie, à renforcer les pouvoirs de Frontex et à confier à cette agence le soin de conclure des accords avec tous les pays de la rive sud de la Méditerranée. L'Europe, doit fournir une aide aux dizaines de milliers de personnes qui ont fui les combats en Libye aux frontières avec l'Égypte et la Tunisie. Accédant à sa requête commune avec le président français, le Conseil européen à décidé une modification du Traité de Schengen pour le rendre plus « efficace et plus proche des exigences des citoyens » en renforçant la libre circulation à l'intérieur de la zone. Il a rappelé les problèmes que sont la surveillance des frontières extérieures de la zone et celui des nouveaux pays adhérents à Schengen, dont les citoyens pourraient vouloir « intervenir dans des pays comme la France, l'Italie ou autres ». (F.G.)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
INFORMATIONS GÉNÉRALES
CALENDRIER
SUPPLÉMENT