Bruxelles, 09/06/2011 (Agence Europe) - Les États membres doivent adopter des stratégies ciblées afin de lutter contre le chômage des jeunes, en tenant compte des spécificités et des besoins nationaux. Tel est le message essentiel du rapport sur l'enseignement et la formation professionnelle de Nadja Hirsch (ADLE, allemande), adopté mercredi 8 juin en session plénière du Parlement européen à Strasbourg par 545 voix pour, 102 contre et 9 abstentions. Le rapport souligne l'urgence des mesures à prendre pour résorber le chômage des jeunes, l'un des défis européens les plus pressants. Non seulement le taux de chômage est plus élevé chez les jeunes que chez les adultes, mais les jeunes héritent en outre des emplois les plus précaires, temporaires et mal payés, avec une couverture sociale moins avantageuse. « Les États membres sont tenus de respecter les engagements qui ont été pris au cours de la réunion des ministres européens de l'Enseignement en 2002 à Copenhague », a commenté Nadja Hirsch. Selon elle, il faut une plus grande coordination entre les États membres, des méthodes d'apprentissage plus souples tout au long de la vie, ainsi que la possibilité d'acquérir une expérience à l'étranger, avec une reconnaissance plus répandue des résultats d'apprentissage par les États membres. « C'est par ces moyens que nous augmenterons les chances des gens d'accéder à un réel marché du travail européen », a-t-elle poursuivi. Le rapport insiste sur l'idée que l'enseignement et la formation professionnelle doivent être traités comme une priorité politique à long terme et que les travailleurs européens doivent avoir la possibilité de s'adapter aux exigences de l'économie. (I.L.)