Bruxelles, 09/06/2011 (Agence Europe) - Sur le front de la bactérie Eceh (Escherichi coli entérohémorragique), c'est toujours l'incertitude et l'attente quant à l'identification de la source de la contamination de la chaîne alimentaire en Allemagne qui, jeudi 9 juin, avait fait 25 morts en Europe. Conformément à l'appel lancé mardi 7 juin par John Dalli, commissaire à la Santé et aux Consommateurs, le silence est désormais de mise aussi longtemps que l'on n'aura pas la preuve scientifique de la source de la contamination, et la Commission est la première à rester silencieuse (EUROPE n°10393). La coopération étroite et le partage des connaissances communes pour mettre fin le plus vite possible à l'épidémie sont le mot d'ordre de l'UE. John Dalli l'a répété mercredi 8 juin aux autorités allemandes.
Jeudi, alors que les experts en maladies dépêchés par l'UE étaient toujours à pied d'œuvre en Allemagne pour assister les autorités allemandes dans leurs investigations, John Dalli « était à Rome pour la visite d'un laboratoire européen. Nous sommes toujours dans l'attente des résultats des analyses de l'Allemagne », s'est contenté de déclarer à EUROPE, Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire.
Dans ce climat d'incertitude et d'inquiétude des consommateurs, la seule chose que les curieux ont pu se mettre sous la dent, c'est l'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur l'évaluation rapide des risques d'une exposition des consommateurs à l'Eceh via la consommation de légumes crus et via la manipulation de légumes depuis la ferme jusqu'au consommateur, et sur les options permettant d'atténuer les risques d'une exposition potentielle des consommateurs à cette bactérie. Les curieux resteront sur leur faim. Faute d'informations suffisantes à ce stade, les scientifiques de l'EFSA n'ont pu évaluer l'exposition moyenne de l'homme par ces canaux. L'EFSA confirme en revanche les recommandations existantes, à savoir l'importance de bonnes pratiques agricoles, de prodution et d'hygiène telles qu'établies dans les lignes directrices reconnues internationalement. (A.N.)