Bruxelles, 24/05/2011 (Agence Europe) - Plusieurs pays membres ont souligné au Conseil Affaires générales de lundi 23 mai que la qualité des négociations d'adhésion avec la Croatie était plus importante que le calendrier et que les 27 ne pouvaient en aucun cas s'engager à ce stade sur une date butoir pour le bouclage des pourparlers. Zagreb, soutenue par la présidence hongroise et certains pays membres (Italie, par exemple), souhaite clore les négociations fin juin afin de pouvoir adhérer à l'UE en 2013. D'autres pays, comme les Pays-Bas ou le Royaume-Uni, sont moins pressés et insistent sur le respect des critères d'adhésion. À ce stade, 30 des 35 chapitres sont clos mais certains gros dossiers (justice et droits fondamentaux, concurrence) posent encore problème. Le ministre français des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, a assuré lundi que son pays ne cherchait « en aucun cas à jouer la montre ou à repousser l'échéance » mais a insisté sur le strict respect des critères. « Nous sommes favorables à une conclusion rapide des négociations, mais aussi à un contrôle effectif du respect des engagements », a aussi déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. La France, le Royaume-Uni et d'autres pays souhaitent aussi que les 27 imposent à la Croatie un mécanisme de surveillance entre la fin des négociations et l'adhésion effective du pays, a précisé M. Wauquiez. Il s'agirait d'un « programme de suivi » pour s'assurer que la Croatie ne « relâche pas l'effort », par exemple en ce qui concerne la réforme de la justice et la lutte contre la corruption, une fois les négociations bouclées. Un mauvais suivi « repousserait l'adhésion » du pays, a dit M. Wauquiez. (H.B.)