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Bulletin Quotidien Europe N° 10385
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/grÈce

Satisfecit de la Commission suite aux engagements réaffirmés

Bruxelles, 24/05/2011 (Agence Europe) - La Commission juge solides les engagements renouvelés de la Grèce à respecter ses objectifs budgétaires de 2011 à travers l'adoption de mesures additionnelles d'austérité et une accélération de son programme de privatisation. La principale force d'opposition politique grecque a rejeté, mardi 24 mai, les mesures annoncées.

« La Commission européenne accueille favorablement la détermination réaffirmée du gouvernement grec de garantir le respect des objectifs budgétaires » fixés à 7,5% de déficit public en 2011 et de « faire avancer immédiatement le programme de privatisation », a déclaré mardi 24 mai le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. Les mesures détaillées seront discutées « dans les prochains jours » avec la 'troïka' (Commission, BCE, FMI), tout comme « la décision d'établir un fonds souverain » pour accélérer les privatisations censées rapporter 50 milliards d'euros d'ici 2015.

Afin d'atteindre en 2011 un déficit public de 7,5%, des mesures supplémentaires d'une valeur d'1,6 milliard d'euros sont nécessaires en plus de celles évaluées à 4,8 milliards déjà identifiées. « Les mesures détaillées ainsi que la stratégie budgétaire à moyen terme visant à ramener le déficit public à un niveau proche de 1% du PIB d'ici 2015 » seront annoncées une fois terminées la mission de la 'troïka' et les consultations politiques, a déclaré lundi le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou. Seront cédées immédiatement les participations publiques (entreprises OTE, Postbank, ports d'Athènes et de Thessalonique). Les créanciers internationaux de la Grèce ont fait de l'adoption de ces réformes une condition nécessaire au versement d'une tranche de 12 milliards d'euros. Sans cette aide, notre pays irait « très probablement » vers la faillite, avait prévenu dimanche le Premier ministre George Papandreou.

Les Européens insistent de manière répétée pour que les principales forces politiques grecques soutiennent les grands objectifs du programme d'austérité grec. Même si le gouvernement de M. Papandreou dispose d'une confortable majorité au parlement national. Si c'est possible en Irlande et au Portugal, pourquoi cela ne le serait-il pas en Grèce, s'est interrogé M. Rehn la semaine dernière. Néanmoins, le chef du principal parti d'opposition 'Nouvelle démocratie' Antonis Samaras a rejeté, mardi, les engagements réaffirmés du gouvernement grec: « Je ne marquerai pas mon accord sur une recette dont l'échec est prouvé ». Selon lui, le plan apportera « plus de récession, pas moins de déficit », rapporte l'agence AFP.

Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a, par ailleurs, mis en garde contre « le danger réel qu'une forme ou une autre de restructuration ou de rééchelonnement de la dette (grecque) aggrave la situation », mardi à Paris lors du forum annuel de l'OCDE. (M.B.)

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