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Bulletin Quotidien Europe N° 10385
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/nuclÉaire

Stress tests, Oettinger irréductible

Bruxelles, 24/05/2011 (Agence Europe) - L'UE ne s'est toujours pas accordée sur les critères des tests de résistance que ses États membres devront appliquer d'ici la fin de l'année à leurs réacteurs. Günther Oettinger, qui veut inclure tous les risques, incluant les attaques terroristes, cyber-attaques et crashs d'avion, semble ne pas vouloir céder dans le bras de fer qui l'oppose aux États membres.

La Commission et le groupement européen des autorités nationales de sûreté nucléaire (ENSREG) n'ont toujours pas confirmé le compromis du 13 avril, reposant sur la dissociation de l'évaluation de la sûreté des réacteurs face à des aléas naturels (séismes, inondations), des aléas techniques (perte des systèmes de sûreté d'une centrale) et des accidents (endommagement du combustible dans le réacteur, refroidissement difficile des piscines d'entreposage du combustible usé), de celle de leur sécurité face à des risques humains. Volontairement imprécis, le compromis prévoirait d'organiser des tests face aux aléas naturels, mais aussi face aux conséquences de tout type d'accident, d'origine humaine ou naturelle. Les autorités nationales de sûreté n'ayant pas de compétence pour les questions de sécurité contre le terrorisme, le compromis proposerait aussi la création d'un groupe de travail réunissant experts nationaux et de la Commission pour traiter ce cas.

Outre son intransigeance sur l'inclusion dans les critères des stress tests des risques humains ou dus à des erreurs humaines, Oettinger est aussi accusé de bloquer le compromis avancé par la majorité des autorités nationales de sûreté en exigeant d'être aux commandes pour mettre en place le groupe d'experts sur la sécurité. Un souhait perçu par les États membres comme une sortie de ses prérogatives. Le commissaire serait très isolé, d'autant plus que l'Allemagne et l'Autriche, qui ont bloqué à l'ENSREG le compromis ficelé par le Royaume-Uni, la France, la Finlande et la République tchèque car elles défendent des stress tests plus stricts évaluant la résistance des réacteurs à des attaques terroristes et exigent qu'ils soient menés par des experts indépendants de l'industrie nucléaire, seraient, de source communautaire, plus disposées au compromis.

L'exécutif européen a confirmé lundi la poursuite des négociations, en vue d'un démarrage des stress tests paneuropéens au 1er juin. Reste qu'en dépit des tentatives de coordination au niveau communautaire, la Finlande, la France et le Royaume-Uni ont déjà commencé leurs propres évaluations. (E.H.)

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