Bruxelles, 19/05/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne et le groupement européen des autorités nationales de sûreté nucléaire (ENSREG) n'étant pas parvenus, mercredi 18 mai à minuit, à trouver un compromis sur les critères des tests de résistance (stress tests) des 143 réacteurs nucléaires en activité dans l'UE, le commissaire à l'Énergie Günther Oettinger devait s'entretenir, dans l'après-midi de jeudi à Prague, avec le président slovène de l'ENSREG Andrej Stritar et d'autres régulateurs, en marge du forum nucléaire, pour tenter de débloquer les pourparlers. Cité par Reuters en fin d'après-midi, M. Oettinger assurait que « la plupart [des points d'achoppement] étaient réglés », la Commission et l'ENSREG devant encore s'accorder « dans les prochains jours » sur « deux ou trois questions » seulement. Après deux jours de négociations, un compromis a été mis sur la table le 13 mai, dissociant la sûreté des centrales face aux risques de catastrophe ou d'accident, et leur sécurité face à des actes terroristes, des cyber-attaques ou des crashs d'avion. Il reposerait aussi sur la constitution d'un groupe de travail composé des experts des États membres et de la Commission, dont le format et les méthodes de travail doivent être arrêtés. Les régulateurs allemand et autrichien émettraient encore des réserves et le commissaire Oettinger ne serait pas satisfait par la formule proposée. (E.H.)