Bruxelles, 17/05/2011 (Agence Europe) - En réponse à la vague de condamnations des opposants au régime du président biélorusse Alexandre Loukachenko qui a eu lieu la semaine dernière, l'UE est en train d'élargir la liste des sanctions adoptées à l'égard des autorités du Bélarus (EUROPE n° 10379). Les travaux de l'UE visent, d'une part, à étendre la liste des personnes soumises au gel des avoirs et à l'interdiction de visa, pour y inclure notamment des juges et des procureurs impliqués directement dans les condamnations. D'autre part, les ambassadeurs de l'UE préparent des sanctions économiques, qui, selon la presse, seraient appliquées entre autres aux entreprises produisant des équipements qui peuvent servir à la répression des manifestations ainsi qu'aux entreprises liées aux responsables du régime. Environ 160 personnes dont le président Loukachenko lui-même figurent déjà sur la liste des individus visés par les sanctions réintroduites par l'UE en janvier dernier après les répressions violentes par le régime des manifestations qui ont suivi le scrutin présidentiel du 19 décembre (EUROPE n°10305). Cette liste a été ensuite étendue à 19 autres personnes. Un certain nombre d'États membres (l'Italie et Chypre notamment) se sont en revanche opposés à l'occasion de cette extension de la liste à l'introduction des sanctions économiques proposées entres autres par la Pologne et par la Suède et soutenue par la plupart des États membres. Selon nos sources, cette minorité de blocage à l'égard des sanctions économiques existerait toujours. L'étendue des sanctions adoptées par les Vingt-sept reste donc encore inconnue. Idéalement, c'est aux ministres des Affaires étrangères que reviendrait la décision sur les sanctions, mais le point n'a pas encore été inscrit à l'ordre du jour officiel du Conseil. (A.By.)