Bruxelles, 17/05/2011 (Agence Europe) - Le ministre français de l'Agriculture a informé mardi 17 mai à Bruxelles ses homologues de l'UE de la préparation du plan d'action international pour combattre la volatilité des prix des matières premières agricoles. Ce plan d'action sera débattu par les ministres de l'Agriculture du G20, les 22 et 23 juin à Paris.
La France, qui préside actuellement le G20, a retenu les thèmes suivants: améliorer l'information et la transparence du marché, améliorer la coordination internationale afin de renforcer la confiance dans les marchés internationaux et éviter les crises alimentaires, développer la production agricole à long terme afin de répondre à la demande croissante, mettre au point des outils de gestion des risques pour combattre la volatilité excessive des prix des aliments. Lors du Conseil, les six ministres de l'Agriculture (Irlande, Finlande, Pologne, Luxembourg, Autriche et Grèce) qui sont intervenus ont soutenu l'objectif de la France visant à mettre en place à l'échelle du G20 un plan d'action ambitieux pour lutter contre la volatilité des prix agricoles.
Sur l'augmentation de la transparence pour les marchés physiques, le commissaire européen à l'Agriculture Dacian Ciolos s'est dit en faveur de la création d'une plateforme conjointe (AMIS - Système d'information sur les marchés agricoles) qui mettrait en commun et publierait les données de marchés pertinentes pour la sécurité alimentaire (cet outil existe déjà pour les marchés de l'énergie). Il a soutenu aussi la création d'un système de première alerte portant sur les prix des denrées alimentaires aux niveaux régional et global. L'idée est d'établir un 'forum de réponse rapide' destiné à recevoir et examiner les informations provenant de la plateforme précédemment évoquée et de proposer des réponses quand la situation de marché indique un risque de sécurité alimentaire aigu.
Sur le plan commercial, la Commission soutient la recommandation formulée dans le cadre du PDD (programme de Doha pour le développement) qui vise à renforcer les règles concernant les interdictions et les restrictions à l'exportation. Dans ce contexte, les achats d'alimentation à visée humanitaire devraient être exemptés de restrictions à l'exportation et/ou de taxes extraordinaires, a expliqué en substance le commissaire à l'Agriculture. (L.C.)