login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10380
Sommaire Publication complète Par article 10 / 41
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/eurogroupe

Des mesures additionnelles réclamées à la Grèce

Bruxelles, 17/05/2011 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro pressent la Grèce d'accélérer la mise en œuvre de son programme d'austérité, en adoptant des mesures supplémentaires, afin de se conformer aux objectifs budgétaires fixés pour 2011. Une fois ces mesures adoptées et le programme de privatisation lancé, le moment viendra peut-être de réfléchir à un rééchelonnement de la dette grecque. Une décision sera prise en juin, une fois connus les résultats de la mission des créanciers de la Grèce.

Nous nous sommes « longuement » entretenus de la situation en Grèce, a indiqué Jean-Claude Juncker. Le président de l'Eurogroupe a accueilli favorablement l'intention du gouvernement grec d'annoncer prochainement « des mesures additionnelles pour respecter les limites budgétaires de 2011 déjà fixées ». Si la Grèce privatise davantage et entreprend les réformes structurelles prévues, « c'est faisable » même si ce sera « difficile », a-t-il ajouté. Après avoir effectué un effort budgétaire « sans précédent », la Grèce doit accélérer les réformes et démarrer le programme de privatisation « sans délai supplémentaire », a estimé le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn, en appelant les principaux partis politiques grecs à mettre de côté leurs divergences pour sortir le pays du marasme. Nous avons pu constater que certains éléments du programme ont bien avancé, comme « la consolidation budgétaire », mais que d'autres avaient pris du retard, comme « les privatisations », a résumé la ministre française de l'Économie Christine Lagarde.

Les Européens continuent d'exclure catégoriquement toute restructuration de la dette grecque. Toute restructuration qui entraînerait un défaut de la Grèce ('credit event') n'est « pas sur la table », a souligné Mme Lagarde. « Une restructuration d'ampleur n'est pas une option », a renchéri Juncker. Il a néanmoins entrouvert la porte à un rééchelonnement ('reprofiling') de la dette grecque, qui dépassera 157% du PIB national en 2011 d'après la Commission européenne: « Ce sont des mesures, des mesures et des mesures d'abord, et ensuite, peut-être, un rééchelonnement ». Est entendu par rééchelonnement d'une dette publique la possibilité, par exemple, d'augmenter la maturité des prêts actuellement fixée à 7,5 années. Quant à l'option d'accorder une aide financière supplémentaire à Athènes pour 2011, « cette question sera examinée sur la base du rapport de la 'troïka' » (Commission, BCE, FMI), a indiqué le Premier ministre luxembourgeois. Selon les médias grecs, la Grèce aurait besoin de 60 milliards d'euros pour faire face à ses obligations financières l'année prochaine.

À noter que le ministre néerlandais Jan Kees de Jager a suggéré que le programme de privatisation grec soit confié à une agence non étatique. Des divergences sont apparues au sein du gouvernement grec sur le type d'actifs publics à céder. La proposition néerlandaise serait soutenue par plusieurs États membres. (M.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES