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Bulletin Quotidien Europe N° 10380
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/serbie

Pas d'adhésion sans accord sur le Kosovo, dit Füle

Bruxelles, 17/05/2011 (Agence Europe) - Belgrade et Pristina devront avoir réglé le problème du statut du Kosovo avant que l'un ou l'autre des deux pays ne puisse rallier l'UE, a souligné mardi 17 mai la porte-parole du commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle. Comme tous les pays des Balkans occidentaux, la Serbie (qui ne reconnaît pas l'indépendance de son ancienne province) et le Kosovo ont une « perspective européenne » qui leur ouvre la porte de l'Union européenne à condition qu'ils respectent les critères d'adhésion mais il est impératif de résoudre la question du Kosovo « à un moment donné », en tout cas avant que le premier des deux pays puisse adhérer, a-t-elle dit. La Serbie a le plus grand intérêt à trouver rapidement une solution au problème kosovar car sa demande d'adhésion à l'UE, déposée en décembre 2009, est actuellement en train d'être évaluée par la Commission (l'avis est attendu pour l'automne). Un accord entre Belgrade et Pristina pourrait aussi lever l'obstacle créé par le fait que cinq des 27 pays membres de l'UE (Espagne, Roumanie, Slovaquie, Chypre, Grèce) refusent pour l'instant de reconnaître la déclaration d'indépendance du Kosovo. Or, en matière de politique d'élargissement, toutes les décisions de l'UE doivent être prises à l'unanimité. Le dialogue direct entre Serbes et Kosovars, lancé en mars sous les auspices de l'UE, devrait permettre la « normalisation » des relations, estime la Commission. « À un certain moment, il est essentiel que les relations puissent se normaliser de façon à ce que la Serbie et le Kosovo puissent (un jour) rallier l'Union », a souligné la porte-parole du commissaire Füle.

Visite de Barroso et Füle dans les Balkans. La Commission a donné ces précisions à la veille d'une importante visite du président José Manuel Barroso et du commissaire Füle dans les Balkans qui les mènera du 19 au 20 mai successivement en Serbie, au Kosovo et en Albanie. Les réformes économiques, politiques et institutionnelles à entreprendre en vue de préparer l'avenir européen seront au centre des discussions que MM. Barroso et Füle auront avec les plus hautes autorités des trois pays. « Les pays des Balkans occidentaux appartiennent à l'UE. L'élargissement reste un outil puissant pour renforcer la démocratie, l'État de droit, la sécurité et la prospérité en Europe », a commenté M. Barroso avant son départ. Mais, a-t-il ajouté, « ce sont les dirigeants et les peuples des pays de la région qui détermineront le rythme et le calendrier de leur avenir européen ». MM. Barroso et Füle ont donc l'intention d'encourager les autorités des trois pays à accélérer leurs réformes et à traiter d'urgence les différents problèmes identifiés par la Commission dans ses rapports de progrès annuels. (H.B.)

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