Bruxelles, 28/04/2011 (Agence Europe) - Alors que les représentants des Vingt-sept au Comité politique et de sécurité (Cops) doivent discuter ce vendredi 29 avril d'éventuelles sanctions contre le régime de Bachar el-Assad (EUROPE n° 10366), les Européens ont échoué mercredi 27 avril à faire condamner la répression par le Conseil de sécurité de l'ONU. Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Portugal, les actuels membres du Conseil de sécurité, n'ont en effet pas réussi à faire adopter à l'unanimité un projet de déclaration qui aurait condamné la répression et appelé à la retenue. Le texte a été bloqué par la Chine et la Russie. Moscou a expliqué sa position par le souci d'éviter une « ingérence extérieure » qui pourrait causer une « guerre civile » en Syrie. En revanche, Moscou demande aussi une enquête internationale que refuse cependant l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bachar Jaafari. « Nous regrettons ce qui se passe (en Syrie), mais vous devez convenir que ces troubles et ces émeutes, dans certains de leurs aspects, masquent des intentions cachées », a-t-il dit. Les États-Unis, par la voix de l'ambassadrice Susan Rice, ont sommé Bachar el-Assad de « changer de cap maintenant » et « d'écouter les appels de son propre peuple » pour le changement. « Si rien de positif ne se passe, la France, avec d'autres, va étudier une série d'options visant à augmenter la pression sur le régime syrien de façon à ce qu'il mette fin à la répression et s'engage sur la voie des réformes », a déclaré pour sa part l'ambassadeur français Gérard Araud, cité par l'AFP. (H.B.)